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L'Edito

Anti-blanchiment

Par L'Economiste| Edition N°:4666 Le 11/12/2015 | Partager

Le Maroc apprivoise petit à petit le dispositif anti-blanchiment. Et c’est une excellente nouvelle. Le rôle de la gouvernance bancaire est décisif à l’intérieur de l’échafaudage. On le voit encore une fois dans les dernières statistiques de l’Unité de traitement du renseignement financier (UTR): les banques y sont les principales productrices d’alertes. L’évolution du nombre de déclarations de soupçon, 43% en un an, ne traduit en aucun cas corrélativement une montée du risque. Elle ne conditionne en rien non plus la présomption d’innocence ou de culpabilité. C’est plutôt le travail de la justice. Cette tendance, en revanche, montre bien que les établissements financiers se font vraiment violence pour être au rendez-vous des exigences de traçabilité. Et pourtant ce n’est pas aussi simple. Même si les banques n’ont jamais été totalement absentes des chantiers de veille autour de l’origine des fonds dont elles sont dépositaires,  une déclaration de soupçon reste un acte grave que le professionnel soupèse avant d’enclencher. Il bouscule quelque part les impératifs de respect de confidentialité et de vie privée caractéristiques de l’ADN de l’activité bancaire. Faut-il pour autant y renoncer? A en juger par les enjeux, non. Le blanchiment est un phénomène protéiforme. Les mesures technique et réglementaire doivent être constamment en éveil dans le sens où les réseaux sont dotés d’une redoutable capacité d’inventivité  et surfent aussi sur les  incohérences qui peuvent exister entre les dispositifs juridiques transnationaux. L’autre difficulté tient au mixage de fonds légaux et illégaux. Il faut du coup trouver un bon dosage pour faire la chasse à l’argent sale, et tarir ses sources, tout en évitant de paralyser l’activité économique normale. C’est cette bête qu’il faut continuer de domestiquer.
 

Mohamed BENABID

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