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Politique

Lois électorales: Coup d’envoi des consultations

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5713 Le 06/03/2020 | Partager
Premières discussions avec le chef du gouvernement
Le ministre de l’Intérieur prendra le relais
Une vision claire d’ici la fin de la session du printemps du Parlement

Après les grands, les petits. Le chef du gouvernement a reçu jeudi les chefs des partis politiques qui ne sont pas présents au Parlement. La veille,  Saâdeddine El Othmani avait rencontré les responsables des formations représentées dans l’institution législative.

Outre le chef du gouvernement, le tour de table comprenait plusieurs ministres: Mustapha Ramid, ministre d’Etat des droits de l’homme et des relations avec le Parlement, Mohamed Benabdelkader, en charge de la Justice, Abdelouafi Laftit, (l’Intérieur), qui était accompagné de Noureddine Boutayeb (ministre délégué).

Les patrons des partis politiques représentés au Parlement et certains de leurs adjoints pour ceux qui étaient absents pour force majeure, complétaient le tableau. Cette rencontre a été une occasion pour lancer les pourparlers sur les prochaines échéances électorales, dans le cadre d’un débat national entre les partis politiques.

L’objectif est de consolider un consensus en vue de renforcer le processus de réformes et s’inscrire dans une nouvelle dynamique de l’action politique et des institutions représentatives.

Renforcer le processus de réformes

Cette initiative du patron de l’exécutif vient en réponse à une demande adressée par l’Istiqlal et par le PPS qui voulaient engager des discussions sur les lois électorales suffisamment à l’avance. Des politiques ont salué la réactivité du chef du gouvernement. En tout cas, de ces premières rencontres a émergé le projet de finaliser les changements selon un agenda assez large.

Pour plusieurs responsables qui ont assisté à la première réunion des grands partis, il faudra attendre la fin de la session du printemps du Parlement pour avoir une vision claire des modifications à apporter aux lois électorales. Car, après cette rencontre, le chef du gouvernement devra passer le relais au ministre de l’Intérieur.

C’est Abdelouahed Laftit qui aura la responsabilité de conduire les consultations avec les partis politiques, en allant vers les détails de ce qu’il faudra changer. Ainsi, les formations politiques réclament le vote des Marocains résidant à l’étranger (MRE). Il faut dire que cette revendication revient régulièrement à la veille des législatives.

A chaque fois, le ministère de l’Intérieur fait valoir le manque de temps pour mettre en place toute la logistique nécessaire à l’organisation des élections au niveau des circonscriptions diplomatiques. Comment réagira cette fois-ci  Abdelouahed Laftit? C’est trop tôt pour le dire.

En tout cas, plusieurs partis se sont déjà positionnés dans ce créneau. Ainsi, le RNI, qui a créé la région 13 consacrée aux MRE, organise régulièrement des réunions dans plusieurs villes européennes, voire africaines avec un dernier grand rassemblement à Abidjan.

Son président Aziz Akhannouch s’y déplace régulièrement et prononce des discours porteurs pour la jeunesse de la communauté marocaine. Le PJD lorgne cette cible. Les ministres de ce parti profitent de leur déplacement à l’étranger pour rencontrer des marocains, dans le cadre de leurs activités politiques.

Une autre revendication sera sur la table des discussions, la création d’une instance indépendante pour la supervision de l’organisation des élections. Des partis réclament sa mise en place alors que dans les pays à traditions démocratiques, c’est le ministère de l’Intérieur qui organise les élections.

La refonte du code électoral sera également au menu. Si la plupart des formations sont favorables à la liste proportionnelle, il en va autrement pour le scrutin uninominal appliqué dans les élections des collectivités territoriales de moins de 35.000 habitants. Des partis veulent augmenter ce plafond, pourquoi ne pas le doubler, affirme un responsable politique.

Par ailleurs, l’USFP propose un retour au système uninominal dans une première étape au niveau des élections communales et régionales afin de favoriser les relations de proximité entre les élus et les électeurs. Une proposition que le parti de Driss Lachgar avait intégré dans le mémorandum soumis à la Commission spéciale du modèle de développement.

Dans la lancée des discussions, il sera question de toucher le découpage électoral, avec une réduction du nombre des sièges par circonscription. Des partis veulent en finir avec des circonscriptions à 6 sièges par exemple. Ils veulent les limiter à 3 au plus.  

Lors de ces discussions, les partis politiques ne manqueront pas d’aborder d’autres aspects des élections, dont le seuil d’éligibilité, aujourd’hui fixé à 3% pour les élections législatives et à 6% pour les collectivités territoriales. Idem pour le mode de calcul de la répartition des sièges, avec le plus fort reste.

Quid du jour du vote

Des partis ne veulent plus du vendredi comme jour du vote. Ils accusent le PJD de profiter de la prière du vendredi pour mobiliser les citoyens d’aller voter pour eux après la mosquée. Certains proposent mercredi comme jour du vote. Dans le même mouvement, ils réclament l’égalité des chances dans le soutien public financier forfaitaire qui est accordé par le ministère de l’Intérieur. D’ailleurs, la Cour des comptes réclame des justificatifs pour l’argent dépensé par les formations politiques. La plupart d’entre eux n’arrivent pas à avoir une comptabilité claire et justifiée. De même, la liste nationale des femmes ne manquera pas d’être chamboulée. Des partis réclament sa disparition et son remplacement par un autre schéma. Il s’agit d’intégrer les femmes dans les listes des circonscriptions, avec le classement d’un homme suivi d’une femme.

Mohamed CHAOUI

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