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Tribune

Tourisme: Mon camarade pessimiste…

Par Younes MAAMAR | Edition N°:5776 Le 05/06/2020 | Partager

Ingénieur de l’Ecole centrale des mines de Nantes, post-graduate du Commissariat à l’énergie atomique en France, Younes Maamar a exercé pendant dix ans auprès de la Banque mondiale, dans le développement énergétique pour la région Moyen-Orient Afrique. Puis il a intégré l’ONE (Office national de l’électricité au Maroc), qu’il fallait redresser (ce qui n’est toujours pas fait), Maamar en a été débarqué deux ans plus tard, après ce qui sembla être une querelle sur les choix d’investissement. Il y aurait eu aussi un projet en direction de l’Afrique, qui aurait pu mettre l’ONE en pole position sur ce domaine. Maamar est considéré dans le monde comme faisant partie des meilleurs connaisseurs du secteur de l’énergie, y compris ses financements (Ph. Privée)  

L’Espagne annonce l’ouverture des frontières pour le 1er juillet 2020 et déjà certains ici se préparent à aller s’avachir sous les parasols de la Costa del Sol à coups de dirhams convertis. Il se dit que c’est deux milliards d’euros que ces Marocains s’apprêtent à aller injecter dans le tourisme moribond de notre voisin du nord.

Paradoxe anti-relance

Mais faut-il leur en vouloir? En partie et en partie seulement car le vrai premier test de la relance de notre économie, de la mise en rang de bataille de notre pays pour sa relance, sera la capacité de notre secteur touristique à refondre son offre pour la rendre moins chère et plus attractive que celle de l’Espagne voisine.

Oui, car ô comble du paradoxe, l’Espagne, toute douzième économie mondiale qu’elle soit, avec son PIB, avec son système de couverture sociale, avec son système de santé, avec son système éducatif, avec ses infrastructures, avec, avec, a une offre touristique moins chère que celle du plus beau pays du monde. Un paradoxe qui ne saurait rimer avec relance. Moi aussi, mais avec un pincement au cœur au vu de toutes ces opportunités perdues, de tous ces rendez-vous manqués, j’emmène ma famille en Espagne. Les enfants et mon portefeuille en reviennent ravis.

Au minimum syndical

Je me mets à me souvenir du récent brouhaha sur l’accord de libre-échange avec la Turquie. Quand il fut signé, en 2004, la Turquie était à 13 millions de touristes contre 5 millions pour le Maroc.

En 2019, la Turquie s’est imposée comme treizième économie mondiale, et reçoit 50 millions d’âmes par an contre 10 millions, MRE compris. Beaucoup de ces MRE préfèrent désormais faire une halte estivale en Espagne et viennent accomplir le minimum syndical de visites familiales dans leur pays d’origine.

Mon ami le cynique vient à la charge et me rappelle les autres tâches noires de la «destination Maroc» qui freinent son envol: depuis le transporteur aérien qui a vidé de sa substance la notion de service client, depuis les aéroports flambants neufs et déjà obsolètes, depuis les hôteliers érigés en chantre d’une moralité schizophrène et au faciès (married or not married?), depuis les taxis arnaqueurs, etc.

Je l’arrête. Il a sans doute raison mais je lui rétorque qu’il faut bien amorcer une dynamique vertueuse, et c’est là le rôle des professionnels du secteur, pas du citoyen.

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L’Espagne a annoncé dès la mi-mai qu’elle rouvrira ses frontières au tourisme. Pendant ce temps, le Maroc, non seulement ne s’est pas adressé à ses marchés traditionnels mais a fait savoir que son plan de sauvetage reposera uniquement sur le tourisme intérieur (Ph. TG)

J’espère que l’été me donnera raison, à moi l’optimiste, et que l’on ne jettera pas sur ma table une facture de 40 DH pour un noss-noss tiède.

NB: la photo et la légende sont de la rédaction de L’Economiste.

 

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