×
+ L'ÉDITO
Par Khalid BELYAZID
Le 26/11/2021
Mobilité

Comment une ville peut devenir un champion de l’export automobile, accueillir le TGV et ne pas...

+ Lire la suite...
Recevoir notre newsletter

Croissance: Les prévisions optimistes de Bank Al-Maghrib

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:6114 Le 14/10/2021 | Partager
Un taux de 6,2% du PIB attendu par BAM qui revoit ses anticipations à la hausse
Le taux directeur maintenu à 1,5%
Transfert des MRE: un record à 87 milliards de DH prévu

Nouvelle note d’optimisme sur la reprise économique. Cette fois-ci, elle émane de Bank Al Maghrib, qui a tenu, hier mercredi 13 octobre, son conseil. Une croissance de 6,2% du PIB est attendue cette année contre une prévision de 5,3%! Une bonne nouvelle de la part de la banque centrale qui a revu à la hausse les projections.

croissance-013.jpg

Après le FMI, c’est au tour de la banque centrale de revoir les prévisions de croissance. En tout, la reprise économique est encore une fois confirmée.

Le Conseil a relevé «les progrès significatifs réalisés en matière de vaccination, la poursuite de la reprise de l’activité économique et l’évolution de l’inflation à des niveaux modérés en dépit d’une certaine accentuation des pressions inflationnistes externes».

L’orientation de la politique monétaire est jugée largement accommodante. Ce qui assure des conditions de financement adéquates. Par conséquent, le niveau du taux directeur demeurera inchangé à 1,5%.

La reprise de l’activité constatée au deuxième trimestre devrait se poursuivre. Elle serait soutenue par les progrès notables de la campagne de vaccination, la très bonne campagne agricole, le stimulus budgétaire ainsi que l’orientation accommodante de la politique monétaire. La valeur ajoutée des activités non agricoles progresserait de 4,6% en 2021. Compte tenu de la bonne campagne agricole, la valeur ajoutée du secteur agricole devrait s’accroître de 18,8%, portant ainsi la croissance à 6,2%. En 2022, celle-ci se consoliderait à 3% contre une prévision de 3,2% au mois de juin. Un niveau qui tiendrait à l’accélération des activités non agricoles de 3,6% et une baisse de 3,3% de la valeur ajoutée agricole, en raison d’un retour à une production céréalière moyenne, soit 75 millions de quintaux.

Le déficit du compte courant devrait se creuser de 2,5% contre 1,5% en 2020 avant de revenir à 1,4% en 2022. Les exportations seraient tirées par l’augmentation annoncée des capacités de production de la construction automobile et par les ventes des phosphates.

L’export finirait l’année en hausse de 22,6% puis de 5,9% l’année prochaine. Les importations s’accroîtraient de 19,6% en particulier en raison des hausses prévues de la facture énergétique ainsi que des achats de biens d’équipement et de consommation. Il faut dire que sur les marchés des matières premières, l’orientation à la hausse des cours se poursuit.

Pour les produits énergétiques, le prix du Brent en particulier devrait passer de 42,3 USD/baril en moyenne en 2020 à 68,1 USD/baril en 2021, puis à 68,5 USD/baril en 2022. De même l’amélioration de la demande et le renchérissement des intrants sont à l’origine d’une augmentation importante du phosphate et dérivés: + 78,8% à 147,5 USD/t pour le phosphate brut et de 79% à 643,8 USD/t pour le DAP (engrais phosphaté).

Les recettes de voyages continuent de subir l’impact des restrictions anti-Covid: baisse de 8,6% à 33,3 milliards de DH. Sous l’hypothèse d’une levée des mesures sanitaires, elles réaliseraient un rebond de 60,7 milliards de DH mais resteraient en dessous des niveaux d’avant-crise (78,7 milliards de DH en 2019).

Les transferts des MRE termineraient l’année sur un record : 87 milliards de DH avant de baisser à 82,7 milliards l’année prochaine. De leur côté, les recettes des IDE devraient reprendre pour atteindre 3% du PIB après avoir baissé l’année dernière. Quant aux avoirs officiels de réserves, ils seraient à 335 milliards de DH à fin 2021 et à 345,1 milliards l’année prochaine. Ce qui correspond à 7 mois d’importations de biens et services.

Khadija MASMOUDI

                                                             

Un déficit budgétaire de 7,3% du PIB

Selon la banque centrale, le déficit hors privatisation va s’atténuer à 7,3% du PIB cette année avant de passer à 6,8% du PIB en 2022. Ceci étant, à fin septembre, les recettes ordinaires ont pris 4,8% alors que les dépenses ordinaires sont en retrait de 1,1%. Ce repli s’explique par la diminution de 18,9% des charges de la dette budgétisée, conjuguée à l’augmentation de 5,6% des dépenses de fonctionnement et de 1,7% des dépenses d’investissement. Du moins selon les statistiques de la Trésorerie Générale du Royaume. Durant les neuf premiers mois de l’année, le déficit budgétaire s’est allégé de 3,8 milliards de DH, s’établissant à 38,2 milliards.

 

 

 

La suite est réservée à nos abonnés.

Dèjà abonné ? S'abonner pour lire la suite