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Programme gouvernemental: Plaidoyer du patronat

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:6115 Le 15/10/2021 | Partager
La création d’un million d’emplois «impose la modernisation de la formation professionnelle»M.A.M.
Promotion du Made in Maroc, refonte du code du travail, adoption de la loi sur les délais de paiement…
L’opposition interpelle Akhannouch sur les sources de financement de son programme

Comme attendu, le programme gouvernemental a été approuvé par le Parlement. L’équipe de Aziz Akhannouch disposant d’une large majorité au sein de la Chambre des représentants, qui a procédé au vote de confiance.

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Face au chef du gouvernement, le groupe parlementaire de la CGEM a estimé que l’implémentation du Nouveau modèle de développement «requiert l’adoption d’une politique intégrée, visant l’amélioration du climat des affaires et la préservation des équilibres macroéconomiques». Cela doit être couplé à «une approche sociale, appuyant le développement humain, notamment via la généralisation de la protection sociale et la réduction des disparités territoriales» (Ph. Bziouat)

Au niveau de la Chambre des conseillers, le débat ayant suivi la séance de présentation de la déclaration gouvernementale a permis de mettre en avant les attentes de partenaires sociaux. Les groupes parlementaires du patronat et des syndicats ont insisté sur une série d’attentes vis-à-vis du nouvel exécutif.

Pour le nouveau chef du groupe parlementaire de la CGEM, Youssef Alaoui, la mise en œuvre du programme gouvernemental doit «prendre en compte les défis économiques et sociaux liés à la sortie de la crise de la Covid-19».

L’implémentation du NMD, l’un des principaux chantiers des prochains mois, «requiert l’adoption d’une politique intégrée, visant l’amélioration du climat des affaires et la préservation des équilibres macroéconomiques». Cela doit être couplé à «une approche sociale, appuyant le développement humain, notamment via la généralisation de la protection sociale et la réduction des disparités territoriales».

Dans les détails, les priorités défendues par le groupe parlementaire du CGEM sont contenues dans le nouveau livre blanc dont le contenu sera dévoilé lors d’une rencontre programmée aujourd’hui. «C’est ce que nous allons défendre au sein de la plateforme commune avec le gouvernement».

En matière d’emploi, le programme gouvernemental prévoit la création d’un million de postes. Ce qui nécessite, selon la CGEM, «la modernisation du système de formation professionnelle, notamment en matière d’adéquation avec les besoins du marché du travail, parallèlement au renforcement de l’apprentissage des langues et des nouvelles technologies».

D’autres mesures urgentes ont été également mises en avant par Alaoui. Il s’agit par exemple de «l’amélioration du climat des affaires pour permettre aux entreprises marocaines de faire face à la rude concurrence dans le cadre des accords de libre-échange». Le patronat a aussi plaidé en faveur de «la promotion de la marque Made in Maroc, en plus du soutien des entreprises via les mécanismes de préférence nationale et l’amélioration de l’accès des PME à la commande publique».

La refonte du code du travail, «dont plusieurs dispositions sont actuellement dépassées», figure également dans la liste des revendications de la CGEM. L’idée est d’instaurer «une plus grande flexibilité dans la relation contractuelle en matière d’emploi». S’y ajoutent l’amélioration de l’accès au financement et au foncier, en plus de la mise en place de la loi sur les délais de paiement. Dans le domaine industriel, «il est important de soutenir de nouveaux secteurs, après la réussite de l’aéronautique et de l’automobile.

Cela concerne particulièrement des domaines comme le tourisme et l’économie numérique», a souligné le chef du groupe parlementaire du patronat. De leur côté, les partis de l’opposition ont également interpellé le chef du gouvernement sur certains aspects liés au programme gouvernemental.

Par exemple, le groupe du MP a mis l’accent sur les sources de financement de ce programme. «Allez-vous opter pour l’endettement, pour l’augmentation des impôts, ou allez-vous sacrifier les équilibres macroéconomiques», selon les conseillers de cette formation. Pour eux, «le projet de loi de finances 2021 sera le premier test pour la crédibilité des engagements contenus dans le programme gouvernemental».

Dialogue social

Les interventions des représentants des syndicats lors de la séance du débat, ayant suivi la présentation du programme gouvernemental, ont insisté sur la nécessité du rétablissement du rôle central du dialogue social. Interpellant le chef du gouvernement, le groupe parlementaire de l’USFP, a déploré «l’absence de mesures relatives à l’institutionnalisation du dialogue social». Ceci est d’autant plus important que «la mise en œuvre du Nouveau modèle de développement et la généralisation de la protection sociale sont des chantiers nécessitant une approche participative impliquant les différents partenaires sociaux», a souligné Amal El Amiri, chef du groupe parlementaire de l’UMT. Cela devra passer, selon elle, par «un dialogue social régulier, institutionnalisé, aboutissant sur des contractualisations engageant les différentes parties». Même son de cloche du côté de la CDT, dont le groupe parlementaire a également déploré «l’absence de mesures pour l’institutionnalisation du dialogue social, sur la base d’une loi». Pour cette centrale syndicale, «tous les textes juridiques à caractère social doivent faire l’objet de négociations avec les syndicats». Cela concerne certaines lois stratégiques, en stand-by depuis plusieurs années, comme la loi organique sur le droit de grève et la loi organique sur les syndicats.

M.A.M.

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