×
+ L'ÉDITO
Par Khalid BELYAZID
Le 26/11/2021
Mobilité

Comment une ville peut devenir un champion de l’export automobile, accueillir le TGV et ne pas...

+ Lire la suite...
Recevoir notre newsletter

TPME: Enfin, un vrai diagnostic!

Par Franck FAGNON | Edition N°:6116 Le 18/10/2021 | Partager
L’Observatoire va rentrer dans une phase active de production
Ses travaux permettront de mieux comprendre le comportement de ces entreprises

Officiellement, moins de 7.000 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en 2020! Avec une crise d’une sévérité telle que celle du coronavirus, tout le monde a reconnu cette anomalie statistique, sachant qu’au cours de la même année, plus de 15.000 entreprises ont disparu des radars de la CNSS. Que sont-elles devenues?

ca-entreprises-016.jpg

Les TPME génèrent 40% du chiffre d’affaires des entreprises marocaines mais emploient 74% des travailleurs déclarés à la CNSS. L’Observatoire a pour mission de produire de l’information à valeur ajoutée sur les TPME afin d’éclairer les décideurs dans l’élaboration des politiques publiques, les investisseurs et les entreprises elles-mêmes

Il est difficile d’apporter une réponse précise (faillite, en veilleuse, basculement dans l’informel...). Ce sont des interrogations sur lesquelles les éclairages de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME) sont très attendus.

Créé en 2016, l’Observatoire a pour mission de produire de l’information à valeur ajoutée sur les TPME afin d’éclairer les décideurs dans l’élaboration des politiques publiques, les investisseurs et les entreprises elles-mêmes. Il va établir un tableau de bord d’indicateurs sur la démographie, le comportement économique et la situation financière des TPME, et produire des études généralistes et thématiques. Avec 74% des effectifs déclarés à la CNSS, les TPME jouent un rôle central dans le tissu productif.

Les deux rapports annuels publiés en 2020 et 2021 constituent les premiers livrables de l’institution qui va rentrer dans une phase active de production dans le cadre de son plan stratégique 2021-2023. Un catalogue de 40 indicateurs et 15 axes d’analyses sont en cours de production ou de test, révèle Amal Idrissi, directeur exécutif de l’OMTPME.

L’idée est aussi d’industrialiser et de dynamiser la production de rapports thématiques en intégrant de nouveaux périmètres dont le secteur informel et les auto-entrepreneurs et de développer une offre de service adéquate à ces entreprises.

Aujourd’hui, le travail de l’Observatoire repose sur une base de données de près de 572.000 entreprises dont plus de 303.000 entreprises personnes morales. Un travail gigantesque a été mené en amont et se poursuit encore pour fiabiliser les informations.

«La data science nous aide beaucoup dans la fiabilisation des bases de données», indique Amal Idrissi. Pour accéder à la matière première, l’Observatoire s’est allié avec la Direction générale des impôts, Bank Al-Maghrib, la CNSS, l’Ompic ou encore le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Toutefois, «nous n’avons pas encore accès à toutes les données que nous souhaitons», fait savoir le directeur exécutif de l’OMTPME. Non pas forcément parce que les propriétaires de ces bases de données soient réticents à les partager, mais il y a des obstacles juridiques à lever. L’Observatoire multiplie donc les conventions d’échanges de données pour accéder à la ressource.

                                                                     

Des entreprises affaiblies avant la crise du coronavirus

En 2019, les TPME ont réalisé un chiffre d’affaires de 712 milliards de DH, soit 40% du total des entreprises marocaines. Plus de 8 TPME sur 10 réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 1 million de DH. Pratiquement la moitié opère dans le commerce et la construction et près de 6 sur 10 sur l’axe El Jadida-Tanger (la moitié rien que dans la région de Casablanca). La moitié des TPME intervenait dans les secteurs les plus durement touchés par la crise du coronavirus, relève l’OMTPME. En matière de solvabilité, l’autonomie financière de cette population d’entreprises s’élève en moyenne à 23,4%.

F.Fa

La suite est réservée à nos abonnés.

Dèjà abonné ? S'abonner pour lire la suite