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Sebta: La réouverture pas encore à l’ordre du jour

Par Ali ABJIOU | Edition N°:6120 Le 25/10/2021 | Partager
Les Espagnols ne perdent pas l’espoir de rouvrir la frontière avant la fin de l’année
Des dispositifs de contrôle facial seront installés dès ce mois de novembre

Les autorités espagnoles de la ville de Sebta ont annoncé ce lundi ne pas avoir encore de date officielle pour la réouverture du passage frontalier de Bab Sebta. Aucun accord n’ayant encore été trouvé avec les autorités du Maroc, selon la presse espagnole du préside occupé même si les autorités espagnoles s’attendent à ce que le déblocage ait lieu avant la fin de l’année.

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Les attentes pour la réouverture de la frontière sont nombreuses, surtout de la part des commerçants qui ont vu leur chiffre d’affaires couler avec l’absence du touriste marocain (Ph. Adam)

Une telle action dépend, en effet, de la volonté du Maroc, ce dernier ne s’étant pas encore prononcé officiellement sur le sujet. La représentante du gouvernement espagnol à Sebta, Salvadora Mateos a annoncé à plusieurs reprises la réouverture de la frontière, ce qui a été perçu comme des appels du pied à l’attention des autorités marocaines, pour qui la frontière ne semble pas pour l’instant une priorité.

Mateos a aussi indiqué qu’en cas de réouverture, la frontière serait utilisée uniquement par les travailleurs transfrontaliers, en attendant la mise en place d’un système de reconnaissance faciale dont l’installation débutera en novembre.

Le nouveau système, noyau de la future frontière intelligente que les Espagnols veulent généraliser à Sebta et Melilia permettrait d’alléger le passage et de faciliter le contrôle tout en augmentant la sécurité, selon des sources espagnoles. Il s’agit d’un système de contrôle intelligent doté de caméras pour la vérification des passages avec comme point principal la reconnaissance faciale.

Le projet a été annoncé depuis plusieurs années et son but ultime est d’identifier de manière précise les passants, surtout les commerçants frontaliers et les porteurs de colis qui font le gros du trafic quotidien de la frontière avant de l’élargir à l’ensemble des passants.

Il avait été prévu depuis plusieurs années, son implantation devait démarrer en 2019, mais la fermeture de la frontière en août de cette année avait retardé sa mise en place. Il s’agit, en dernier ressort de déterminer si tous ceux qui ont traversé la frontière ont regagné le Maroc le soir.

En effet, il s’agit d’une des craintes espagnoles, que l’un des commerçants (qui ont une procédure de passage plus souple) ne regagne pas le Maroc et préfère passer la nuit à Sebta, ou pire, passer en Espagne. De la sorte, l’un des derniers pores de la frontière serait colmaté et le risque sécuritaire limité.

Mais selon la presse espagnole, le projet avait créé une vive inquiétude au niveau des instances européennes qui sont en train de rendre encore plus sévère la législation de l’Union au sujet de la privacité des données personnelles. 

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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