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Eau: Nizar Baraka prône la gestion intégrée

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:6142 Le 25/11/2021 | Partager
Elle vise la mobilisation de l’offre et la rationalisation de la demande
Prochaine irrigation des zones agricoles par les eaux usées et traitées

L’annonce de Nizar Baraka a pris de court beaucoup de monde à la Chambre des conseillers, particulière­ment lorsqu’il a annoncé l’idée d’irri­guer des zones agricoles avec des eaux usées mais retraitées. Ce qui a intrigué certains au point de s’interroger sur la garantie de la qualité de ces eaux pour qu’elles soient utilisées dans les exploi­tations agricoles.

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Cette année, le Maroc a terminé les travaux de construction de 4 grands barrages, avec un coût global de 3,580 milliards de DH. En 2022, le ministère poursuivra la réalisation de 15 barrages, avec un coût de 21,460 milliards de DH, avec une capacité de stockage de 5 milliards de mètres cubes

Le ministre de l’Equi­pement a rappelé que le gouvernement actuel, pour économiser l’eau potable, a décidé de recourir à la réutilisation des eaux usées pour l’irrigation des terrains de golf, des espaces verts et des jardins publics. Cette démarche est appliquée à Rabat et à Marrakech avant de la géné­raliser à d’autres villes. Plus loin dans son exposé, le ministre a rappelé que la réutilisation des eaux usées a com­mencé et elle permet de mobiliser près de 700 millions de mètres cubes.

Les acquis en matière d’infras­tructures hydrauliques: Grâce aux politiques initiées par feu Hassan II et développées par le Souverain, le Maroc dispose d’atouts en matière d’infras­tructures hydrauliques, reconnus au ni­veau international. Les 149 grands bar­rages mobilisent près de 19 milliards de mètres cubes. Au 25 octobre dernier, le stock en eau des barrages était de 5,8 milliards de mètres cubes, soit l’équi­valent de 36,1% contre 36,5% le même jour en 2020. S’ajoutent les 9 stations de dessalement de l’eau de mer qui permettent de traiter 147 millions de mètres cubes d’eau par an, en plus des puits pour l’extraction des eaux souter­raines. Cette année, le Maroc a terminé les travaux de construction de 4 grands barrages, avec un coût global de 3,580 milliards de DH. En 2022, le ministère poursuivra la réalisation de 15 barrages, avec un coût de 21,460 milliards de DH, avec une capacité de stockage de 5 milliards de mètres cubes.

■ Gestion intégrée de la question de l’eau: La surexploitation des nappes phréatiques est devenue problématique. Le pays risque de rencontrer de grandes difficultés dans l’approvisionnement en eau potable de la population s’il connaît deux années successives de sécheresse. Il est donc nécessaire de travailler sur la signature de 32 contrats de nappes. Pour l’heure, seuls 2 l’ont été. L’im­portance de ces contrats réside dans la gestion intégrée et participative de la problématique de l’eau, une affaire de tout le monde. «Nous voulons aller dans la logique de la gestion intégrée à travers la mobilisation de l’offre, la rationalisation de la demande, tout en travaillant sur l’efficience hydrique. Il s’agit aussi de maintenir le niveau des nappes phréatiques et les alimenter de manière artificielle», a affirmé Nizar Baraka devant les parlementaires. Pour lui, le droit à l’eau doit être garanti pour tout le monde. Il n’oublie pas de rappe­ler l’effort fourni pour faire bénéficier tous les citoyens au point que le taux de raccordement est de 100% en milieu urbain et de 97,8% dans le monde rural.

Gestion de la demande: Le plan national de l’eau, un cadre de référence de la politique en la matière, sur les 30 prochaines années, fixe trois priorités. Outre le renforcement de l’offre, l’autre priorité vise la gestion de la demande dans tous les domaines, y compris les secteurs productifs. Et cela, à travers l’amélioration de la rentabilité des ré­seaux de production et de distribution de l’eau potable. Le but est d’arriver à 80% comme moyenne nationale à l’horizon 2030 et 85% d’ici 2040. Des efforts sont fournis pour aller vers l’irri­gation localisée à hauteur de 70% des superficies irriguées à l’horizon 2050. C’est la première fois que le plan met en avant une orientation aussi claire.

Réduction de l’exploitation des eaux souterraines: La conser­vation des infrastructures de base hy­drauliques contre la détérioration et la pollution, avec l’objectif de protéger les ressources en eau, particulièrement souterraines. Et cela, à travers la mise en place d’une gestion participative et contractuelle des nappes phréatiques. L’idée est de réduire l’exploitation des eaux souterraines de 50% à l’horizon 2030 et réaliser l’équilibre d’ici 2050. Le ministère est actuellement en train de réviser le plan national de l’eau de manière participative avec tous les opé­rateurs, dans le domaine de l’eau, en prenant en compte les recommanda­tions du nouveau modèle de dévelop­pement.

115,4 milliards de DH pour une mobilisation: Un programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 a été préparé. La convention cadre a été signée devant le Souverain. Sa mise en oeuvre nécessitera une enveloppe finan­cière estimée à 115,4 milliards de DH. Depuis la signature de ce document, on a procédé au lancement de la réalisa­tion de 11 grands barrages (sur 20) avec une capacité de 4,25 millions de mètres cubes par an et un coût global de 15,5 milliards de DH. L’amélioration des connaissances des eaux souterraines passera par des forages de puits dans le cadre d’une enveloppe de 100 millions de DH par an. A cela s’ajoute la mise en place d’un programme national pour la construction des barrages collinaires en vue de l’appui au développement local. Pour les trois prochaines années, 123 barrages sont programmés.

                                                                                        

Des stations de dessalement d’eau de mer

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Le projet de la station du dessa­lement de l’eau de mer de Casablanca est en cours de préparation, avec une capacité de production annuelle de 300 millions de mètres cubes. Et ce, à travers la réalisation d’études tech­niques et le lancement d’études com­plémentaires. Il s’agit aussi de donner le coup d’envoi aux travaux de la sta­tion de dessalement de l’eau de mer de Dakhla, avec une capacité annuelle de 30 millions de mètres cubes. Le partenaire du secteur privé a été choisi et le contrat relatif au projet signé. De même, l’ONEE a démarré la réalisa­tion de la station de dessalement de Sidi Ifni. Selon Nizar Baraka, ce gou­vernement donnera l’importance né­cessaire à l’accélération de la réalisa­tion des projets du programme

Mohamed CHAOUI

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