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«Je ne désespère pas de rapprocher les membres»

Par L'Economiste | Edition N°:312 Le 08/01/1998 | Partager

L'Association doit se réunir avant la fin janvier. Elle compte former son nouveau bureau, élaborer un plan d'action, mais aussi rapprocher les positions entre les différents membres. Les explications de son président.


L'APSB (Association professionnelle des Sociétés de Bourse) tiendra son prochain conseil avant la fin du mois de janvier. Pratiquement en veilleuse depuis l'élection de M. Oamar Yider, directeur général de Al Wassit, à la présidence en remplacement de M. Mohamed Benmoussa, son homologue de Wafabourse, l'Association veut maintenant se faire connaître au même titre que les organisations professionnelles du secteur financier. La prochaine réunion constituera certainement le point de départ d'une nouvelle démarche. Cependant, la tâche paraît difficile. D'autant que depuis sa création elle vit dans l'ombre de la SBVC (Société de Bourse des Valeurs de Casablanca). Pourtant, pour M. Yider, il n'y a aucun doute. «Même si elles réunissent en leur sein toutes les sociétés de bourse, les deux entités sont totalement différentes», fait-il remarquer. Et de rappeler que «la SBVC est un organe de gestion qui remplit une mission de service public définie par un cahier des charges, alors que le rôle de l'Association consiste à défendre l'intérêt de ses adhérents, à la limite, même contre la SBVC».

Son souci: faire évoluer la profession selon les standards internationaux du fait que le développement des sociétés de bourse conditionne celui de la place de Casablanca. M. Yider compte incessamment présenter un plan d'action conforme à cet objectif.
Premier point: ce plan devra comprendre la mise en place d'un cycle de formation de base pour le personnel des sociétés de bourse avec le concours de partenaires étrangers ou locaux. Il s'agit plus précisément d'une normalisation compte tenu de la diversité des profils.

Code de bonne conduite


Deuxième élément: il intégrera une campagne de communication destinée à expliquer entre autres le rôle de l'Association. Il ne s'agit pas de campagne presse directe. La politique de communication pourra être axée sur l'organisation de forums et l'octroi de prix pour les lauréats des grandes écoles notamment.
Troisième point: l'élaboration de règles de déontologie propres à la profession. Ce volet comprend d'abord des règles de bonne conduite pour le recrutement. Plus précisément, cela consiste à créer «des garde-fous pour éviter les effets néfastes des débauchages de plus en plus fréquents ces derniers temps», est-il souligné. Le code de déontolo-gie comprend également des règles de bonne conduite commerciale. Entre autres préoccupations, fixer un plancher pour certaines commissions, de manière à éviter une concurrence tous azimuts de nature à compromettre l'existence de certaines sociétés. Des risques de cartellisation? «Ce n'est pas notre objectif», rétorque M. Yider. «L'idée est de préserver l'intérêt de tous les membres», poursuit-il.

Autres volets du plan d'action: l'Association se propose d'uvrer pour activer le dénouement de plusieurs projets dont le plan comptable des sociétés de bourse, le règlement général et le dépositaire central.
Il existe également un besoin de réglementation pour les OPA (offre publique d'achat) et les OPE (offre publique d'échange).
Les sujets de réflexion sont importants et requièrent la contribution de tous les membres. Cependant, depuis les dernières élections relatives à la présidence de la SBVC, la profession est visiblement divisée en deux clans. Des différends à aplanir, il en existe. «Je ne désespère pas de rapprocher les membres». Et de préciser: «J'espère que nous allons privilégier l'intérêt de la profession».

Alié Dior NDOUR

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