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La corruption accentue les crises

Par L'Economiste | Edition N°:3669 Le 02/12/2011 | Partager
Transparency International se penche sur la question
Le Maroc moins corrompu que l’Algérie ou encore l’Egypte

Révolutions arabes, manifestations des indignés en Europe et aux USA... Ces manifestations témoignent de la colère ressentie contre la corruption dans le monde politique et le secteur public, estime Transparency International dans un rapport publié jeudi 1er décembre. La corruption sévit toujours dans le monde comme le révèle l’indice de perception de la corruption (IPC) qui évalue 183 pays et territoires. La plupart des pays du Printemps arabe sont classés dans la moitié inférieure de l’indice, avec un score inférieur à 4. Ainsi, le Maroc se situe au 80e rang, loin derrière la Tunisie (73e rang). Le Royaume est bien placé par rapport à l’Algérie ou encore l’Egypte qui viennent respectivement au 112e rang. La Libye, elle, vient loin derrière en se positionnant à la 168e place. Avant le Printemps arabe, un rapport de Transparency International portant sur la région soulignait que le népotisme, les pots-de-vin et le clientélisme étaient si profondément ancrés dans la vie quotidienne que même si des lois anticorruption étaient en place, elles n’avaient que peu d’effet.
Le rapport cite aussi le malaise dans la zone euro. Même les pays atteints par la crise des dettes, en partie en raison de l’échec des autorités à empêcher la pratique des pots-de-vin et l’évasion fiscale, facteurs clés de cette crise, font partie des pays de l’UE ayant reçu les scores les plus bas. Le classement montre que la Nouvelle-Zélande arrive en tête des pays perçus comme intègres (9,5) pour la sixième année consécutive, suivie de la Finlande et du Danemark. Bien qu’en légère amélioration (+0,2 point), la France se maintient au 25e rang, avec une note de 7 sur 10, juste derrière les Etats-Unis. L’Hexagone reste moins bien noté que de nombreux Etats européens comme les Pays-Bas (7e), l’Allemagne (14e), le Royaume-Uni (16e) ou la Belgique (19e). Dans ces pays les niveaux d’intégrité et de transparence de la classe politique et des services politiques sont perçus comme étant mieux assurés.
Selon l’indice gradué de 0 (niveau de corruption perçue comme la plus forte) à 10, l’Italie reçoit ainsi la note de 3,9 et la Grèce, celle de 3,4, ce qui leur vaut de figurer respectivement aux peu enviables 69e et 80e places du classement établi par Transparency sur 182 pays. Les Etats-Unis se trouvent juste au-dessus de la France (24e) et la Chine se classe 75e tandis que la Russie, avec une note de 2,4, fait partie des pires pays de la liste où elle se classe en 143e position. Plus loin, la Somalie et la Corée du Nord pointent en queue de classement avec une note de 1,0.

Fatim-Zahra TOHRY

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