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Zone euro: Les banques centrales jouent aux pompiers

Par L'Economiste | Edition N°:3669 Le 02/12/2011 | Partager
Elles ont convenu de faciliter et d’étendre les échanges de devises
Ce qui permettra aux banques de se refinancer sans difficulté

La faillite de Lehman Brothers à l’automne 2008 avait également poussé les banques centrales à agir pour apaiser la crise de confiance dans le système bancaire

Un vrai cadeau de fin d’année. Six banques centrales mondiales ont uni leurs forces pour aider la zone euro et de fait son secteur bancaire. Le salut vient ainsi de la BCE, de la Fed et de la Banque du Canada, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse. Elles ne sont pas à leur premier geste puisqu’elles sont déjà intervenues pendant la crise financière de 2008 et plus récemment à la mi-septembre. Lesdites banques ont convenu notamment «de faciliter et d’étendre jusqu’en février 2013 les échanges de devises entre elles, ainsi que, pour certaines, de poursuivre leurs opérations de refinancement sur trois mois jusqu’à nouvel ordre». La BCE va ainsi pouvoir fournir des yens, des francs suisses ou des dollars canadiens aux établissements financiers de la zone euro, en plus des dollars. Il faut dire qu’un accès restreint à la liquidité pourrait se traduire par une raréfaction du crédit aux ménages et aux entreprises, selon les analystes.Cette action a entraîné un rebond immédiat des Bourses qui ont terminé largement dans le vert. Mais le répit pourrait ne pas durer car la zone euro peine toujours face à la crise de la dette. Toutefois, le temps presse avant un sommet des dirigeants européens dans quelques jours, les 8 et 9 décembre. Au programme: revoir les règles du jeu budgétaire dans l’Union monétaire. Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, hausse le ton. Il a mis en garde contre le risque d’une sanction des marchés si les dirigeants européens ne parviennent pas à trouver une réponse d’envergure lors du sommet. L’enjeu est de taille : risque d’une déflagration économique planétaire. Pour rappel, la zone euro lorgne à présent du côté du FMI, sachant que son Fonds de secours, le FESF, n’est pas en mesure de protéger les pays de la zone euro. L’institut monétaire est considéré par de nombreux économistes comme le seul rempart crédible, mais il se refuse encore à faire plus pour la zone euro que de racheter en quantité limitée de la dette publique d’Etats en difficulté sur les marchés pour freiner la hausse de leurs taux d’emprunt. Par ailleurs, la Banque populaire de Chine a décidé de réduire le ratio de réserves obligatoires des établissements financiers. Les raisons: apaiser les tensions sur le marché du crédit et soutenir l’activité économique qui connaît son rythme de croissance le moins fort depuis 2009.

F. Z. T.

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