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Forum de Fès
Les défis de la mondialisation vus par les jeunes

Par L'Economiste | Edition N°:3669 Le 02/12/2011 | Partager
Du beau monde pour la 8e édition, du 9 au 12 décembre
Environnement, éducation, formation… au menu

LE Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (CMIESI) vient tout juste de publier le programme définitif du Forum de Fès sur l’alliance des civilisations. Prévue du 9 au 12 décembre, cette 8e édition a pour le thème: «Les jeunes et les défis de la mondialisation: environnement, éducation, formation et créativité». Pour Abdelhak Azzouzi, président du CMIESI, «tous les participants aux forums de Fès font du dialogue mondial leur credo pour aboutir à ce que l’on pourrait appeler un humanisme mondial». D’emblée, des thématiques très variées y seront traitées. Y figurent, entre autres, les «changements politiques au Maroc et dans le monde arabe», les «révolutions arabes et la recherche des voies vers la démocratie», les «enjeux et sens des arrangements institutionnels dans les pays arabes à l’aune du printemps arabe», «transition démocratique au Maroc et grandes articulations dans la nouvelle Constitution», et le «constitutionnalisme marocain, maghrébin et arabe comparé : réalités et approches». Ainsi, le Forum de cette année cherche à élucider les esprits, à apporter des analyses savantes, à comprendre ce qui est en jeu, de manière à pouvoir assumer les métamorphoses nécessaires. L’événement aspire aussi à tracer une véritable feuille de route institutionnelle en mettant en exergue le rôle que peuvent jouer les jeunes pour régler les problèmes de ce monde. Lors des débats, il y aura aussi la présentation d’un ouvrage qui est d’ailleurs très attendue. Intitulé: «Le néo-constitutionnalisme marocain à l’épreuve du printemps arabe», ce livre vient de paraître. Son auteur n’est autre que Abdelhak Azzouzi, l’initiateur du Forum de Fès. Selon lui, ce travail «apparaît comme une démarche à la fois nécessaire et paradoxale». «Nécessaire dans la mesure où l’on ne saurait faire abstraction de la période qui a été choisie pour promulguer la nouvelle Constitution de juillet 2011, avec la volonté de répondre aux attentes des diverses composantes de la population, notamment de la jeunesse». Les réformes institutionnelles ne peuvent suffire à tout résoudre mais elles fournissent un signal fort quant à la capacité des dirigeants à tenir compte des amertumes et des espoirs qui, dans le reste du monde arabe, ont pris une forme violente, avec son cortège de morts, de persécutions parfois aveugles et de crise économique. Du moins, le Maroc y a-t-il échappé. «Paradoxal puisque le texte constitutionnel se situe dans une continuité dont peu de pays donnent l’exemple, avec, d’une version à l’autre, une croissance régulière du nombre des droits de l’homme et des libertés publiques reconnus et protégés, avec une extension régulière sur la longue période du rôle du chef du gouvernement et des assemblées, avec l’apparition et l’acceptation d’un réel contrôle de constitutionnalité, avec la reconnaissance des valeurs de décentralisation, avec la multiplications des autorités indépendantes…», lit-on dans cet ouvrage.

Personnalités attendues

QUE du beau monde pour ce 8e forum. Sauf désistement, on pourra y retrouver Taïeb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et son homologue français, Alain Juppé, ou encore Miguel Ángel Moratinos, ancien ministre espagnol des AE. Pêle-mêle, on y retrouvera également Driss Yazami, président du CNDH, Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur français, Bernardino Léon, représentant de l’UE pour le Sud-Méditerranée, et Serge Tell, ambassadeur chargé du projet d’Union pour la Méditerranée, France.

 

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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