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Etudes supérieures: Les lycéens désorientés!

Par L'Economiste | Edition N°:4191 Le 13/01/2014 | Partager
Les deux tiers n’arrivent pas à choisir leur filière
Les masters plébiscités n Parents et jeunes toujours «fascinés» par les études à l’étranger

Les jeunes hésitent à choisir une filière pour leurs études supérieures. C’est ce qui ressort de l’enquête qui vient d’être menée par Groupe l’étudiant marocain, à l’occasion de la dernière édition régionale du Forum d’orientation qui se tient du 10 janvier au 5 avril dans toutes les régions. L’enquête, réalisée sur un échantillon de 4.600 lycéens et 960 parents, révèle que seuls 37% des élèves du baccalauréat ont une idée claire sur la filière qu’ils veulent suivre pour leurs études supérieures. En revanche, les deux tiers sont dans la confusion totale. Face à une multitude d’offres de formation et d’établissements, ils ne savent pas où donner de la tête. Ce qui révèle encore une fois la défaillance du système d’orientation scolaire.
Les masters viennent en tête des diplômes les plus prisés. Près de 31% des jeunes veulent décrocher un bac+5. Les universités et les grandes écoles publiques sont les plus convoitées. Les écoles privées se positionnent troisièmes, même si 71% des parents sondés jugent le privé plus intéressant pour la formation de leurs enfants. A leurs yeux, les établissements privés imposent des règles plus strictes en matière d’assiduité. Toutefois, même si les élèves ne savent pas pour quelle formation opter, ils sont, pour une grande partie, fascinés par l’étranger. Plus de la moitié d’entre eux souhaitent s’expatrier. Sans surprise, la France reste la destination favorite. Les pays asiatiques, eux, viennent en dernière position, avec une part de 3% seulement. Pourquoi l’étranger? Environ 37% des élèves affirment que les diplômes obtenus ailleurs ont plus de valeur. La qualité des études est également jugée meilleure. Ils citent aussi l’opportunité de découverte de nouveaux horizons. Cependant, étudier à l’étranger coûte cher. Mais les jeunes ont pensé à tout. Près du quart envisagent de travailler pour financer leurs études. Quelque 45% espèrent obtenir une bourse marocaine ou étrangère afin de réaliser leur objectif.
Les parents sont eux aussi favorables aux diplômes étrangers. Pas moins de 61% évoquent le souhait de voir leurs enfants décrocher une qualification à dimension internationale.
«Cette année, nous nous focalisons plus sur le développement d’une thématique autour de la qualité de la formation comme assurance pour une meilleure employabilité», explique Mohcine Berrada, président du Groupe l’étudiant marocain.
Le forum régional de l’étudiant a été inauguré officiellement le 10 janvier à Rabat en présence du secrétaire général de l’Enseignement supérieur, Abdelhafid Debbagh. La caravane débutera sa tournée à Rabat. La prochaine escale sera à Tanger entre le 23 et le 25 de ce mois, suivie de Safi, du 30 janvier au 1er février.
Ministères, académies, universités, entreprises,… plus de 120 participants seront présents. «Nous prévoyons d’attirer plus de 3.500 visiteurs dans chaque ville», précise Berrada. Elèves, étudiants, lauréats et parents, environ 300.000 visiteurs, ont pris part à la dernière édition.


Rajaa DRISSI ALAMI

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