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Proche-Orient
Retour à la case départ pour le processus de paix!

Par L'Economiste | Edition N°:4191 Le 13/01/2014 | Partager
1.800 logements coloniaux à Jérusalem-Est et en Cisjordanie
Une «gifle» pour John Kerry, selon le négociateur palestinien

Les doléances américaines et européennes n’y font rien. Vendredi 10 janvier, Tel-Aviv annonce la construction de 1.800 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Une annonce qui intervient  entre la fin de la dernière visite de John Kerry et son prochain retour à Jérusalem. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, peut se prévaloir d'avoir respecté – au moins formellement – son engagement d'éviter toute relance de la colonisation susceptible d'assombrir les séjours du secrétaire d'Etat américain en Israël, où il multiplie les navettes pour tenter de débloquer le processus de paix israélo-palestinien. 
Au moment de la libération d'un troisième contingent de 26 prisonniers palestiniens, le 31 décembre 2013, Nétanyahou avait accepté de surseoir à l'annonce de la construction de 1.400 nouveaux logements. Une décision prise pour apaiser l'aile la plus nationaliste de sa majorité, en raison de l'arrivée du chef de la diplomatie américaine. Une droite dure endeuillée par la mort de l’une de ses figures historiques, Ariel Sharon (voir encadré).
C'est une «gifle» à John Kerry, a immédiatement commenté Saëb Erakat, principal négociateur palestinien. «Chaque fois que Kerry a intensifié ses efforts en revenant dans la région, Nétanyahou a intensifié ses efforts pour détruire le processus de paix», a-t-il ajouté. Pour Nabil Abou Roudeinah, porte-parole du président de l’Autorité palestinienne : «Cette décision montre l'obstination persistante d'Israël à faire obstacle aux efforts américains. A Washington, l'administration américaine a cependant choisi de relativiser cette relance de la colonisation. La porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki, a rappelé que les Etats-Unis «ont toujours considéré les colonies comme illégitimes», mais elle a insisté sur le fait qu'Israéliens et Palestiniens restent déterminés à poursuivre les négociations de paix.
Entre-temps, les drones israéliens continuent de frapper. Mohammed Alajaleh, un Palestinien de 32 ans, présumé membre de la branche armée du mouvement Djihad islamique, a été tué par un missile tiré d'un drone israélien, indiquent des sources médicales palestiniennes. La frappe a eu lieu dans le quartier de Shejaiyah, à proximité de la frontière israélienne. Mais l'armée israélienne a exclu que la mort ait pu être causée par une opération de ses forces. «Nous n'avons pas frappé à Gaza aujourd'hui et nous n'avons connaissance d'aucun incident impliquant des chars ou tout autre type de tir», a assuré une porte-parole militaire israélienne.

Entre héros national et criminel de guerre

La mort d’Ariel Sharon divise. Et les réactions se suivent mais ne se ressemblent guère. La classe politique israélienne parle de la mort d’un «héros national, chef militaire et leader politique». Quant aux USA et l’UE, ils se montrent plus modérés en parlant de «la disparition d’une figure essentielle de l’histoire d’Israël». Les ONG internationales sont aux antipodes des réactions officielles, Human Rights Watch et Amnesty International parlent «d’un criminel de guerre qui aurait dû répondre de ses actes, notamment de sa responsabilité lors des massacres de Sabra et Chatila».

Ab. N.

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