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Défaillances d’entreprises
Les mises en garde d’Euler Hermes

Par L'Economiste | Edition N°:4439 Le 13/01/2015 | Partager
10% de défaillances d’entreprises prévues en 2015
Le Maroc classé dans le même groupe que la France, l’Italie, la Norvège…

Le Maroc fait partie du groupe où les défaillances d’entreprises atteignent un point historique. Il est dans le même groupe que la France, l’Italie et la Grèce... qui peinent à stabiliser leur économie

Problèmes de liquidité à court terme, lenteur des réformes structurelles, retards de paiement, méventes dans l’immobilier… Pour le cabinet Euler Hermes, bien que l’année 2014 ait apporté son lot de bonnes nouvelles pour l’économie mondiale, notamment une baisse des faillites de 12% ou encore une première baisse de près de 30% des retards de paiement depuis 2011, «le diable se cache dans les détails». C’est en substance ce qui ressort d’un récent rapport intitulé: «Le ver est dans le fruit». Parmi les constats forts qui s’en dégagent: des disparités sur les plans sectoriel et régional. Sur ce registre, Euler Hermes prend l’exemple du «secteur des matières premières qui connaît d’importantes faillites vu que la baisse des prix du pétrole entraîne une chute rapide des marges». Globalement, le Maroc est classé dans le groupe 4, où les défaillances d’entreprises atteignent le «point haut et souvent historique» de 10%. Un groupe de pays qui peinent à sortir des risques de défaillances. Au même titre que le Maroc, la France, l’Italie, la Norvège, la Finlande… ou encore la Grèce font aussi partie du même groupe. «Il y a deux sources majeures de défaillances relevées dans l’économie marocaine. D’un côté, la résilience de l’informel, les retards pris en R&D, le renouvellement de l’outil industriel… De l’autre, des facteurs conjoncturels plus au moins ponctuels tels que la situation économique mondiale, la crise en Russie, la menace terroriste…», explique Hicham Bensaid Alaoui, directeur Engagements chez Euler Hermes. La forte intégration du Royaume dans l’économie mondialisée implique forcément plus d’exposition aux perturbations internationales. Les secteurs du BTP, de l’immobilier (tous standings confondus) et de l’agriculture seraient les plus menacés par ces défaillances en 2015, selon les consultants. Plus encore, la baisse du baril est perçue comme un atout, puisqu’elle allège la facture énergétique des industriels. Euler Hermes y perçoit aussi une contrainte, qui pourrait à terme faire des victimes collatérales spécialement au niveau des opérateurs ayant constitué des stocks importants de carburants au prix fort. Ces opérateurs (distributeurs en l’occurrence) se verront obligés de revendre à perte. Selon un consultant d’Euler Hermes, l’ajustement du solde budgétaire sera toujours d’actualité en 2015, pour un déficit public de 4,6% du PIB, qui se situait à 5% l’année dernière. Le renforcement du développement des pôles de compétitivité (offshoring, tourisme, textile…), constituerait un atout à même d’inverser la tendance.

Méthodologie et standards

L’Étude d’Euler Hermes sur les défaillances d’entreprises s’est basée sur les standards du groupe éponyme, leader mondial et national de l’assurance-crédit. Ces standards reposent sur une connaissance très fine du marché marocain, puisque la filiale marocaine Euler Hermes Acmar assure la couverture d’engagements portés sur plus de 10.000  entreprises pour une valeur excédant 35 milliards de dirhams, mais également de la macro-économie et des enjeux géopolitiques internationaux, grâce à des interactions régulières avec les équipes centrales des économistes du groupe Euler Hermes.

A. At

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