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Le 26/11/2021
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Carton jaune pour les IMME

Par L'Economiste | Edition N°:312 Le 08/01/1998 | Partager

Enfin, les premiers chiffres sur l'activité des industries de transformation sont tombés. Sauf que ce sont ceux de 1996. Le bilan est positif. La croissance de la production est de 4% par rapport à 1995. Avec près de 14% du PIB, le secteur a dégagé 46 milliards de DH de valeur ajoutée.


Bénéfique, l'exercice 1996 l'a été pour les industries de transformation, à l'exception de la filière des industries métalliques et métallurgiques qui enregistre une baisse globale de 3%. C'est ce qui ressort de l'étude annuelle récemment publiée par le Ministère des Finances, du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MFCIA).
En moyenne, cette année, la production industrielle a connu un taux de croissance de 4% par rapport à 1995, avec une valeur ajoutée de plus de 46 milliards de DH. Par secteurs, ce sont les industries alimentaires qui décrochent la palme d'or avec un taux de croissance qui avoisine les 6%. Ce taux est de 5% pour les industries du textile et du cuir qui se placent en deuxième position.
Côté export, notre industrie a écoulé plus de 26% de sa production sur les marchés extérieurs, soit un taux net de progression de 10% par rapport à 1995. Les recettes générées par les ventes de produits industriels marocains à l'étranger ont été de l'ordre de 34 milliards de DH, ce qui représente déjà plus de la moitié de la production.
Pour ce qui est de l'investissement, ce sont plus de 8 milliards de DH qui ont été drainés par l'ensemble des secteurs, soit une hausse de 3% si l'on compare avec les résultats de 1995: cette évolution témoigne ainsi de la bonne santé et de l'attractivité des activités de transformation.

Le Centre en vedette


Toujours en ce qui concerne l'investissement, la région du Centre s'est taillé comme d'habitude la part du lion avec plus de 56% de l'investissement industriel (dont près de 82% dans la seule Wilaya de Casablanca).
Quant à l'emploi, près de 463.000 personnes dont plus de 370.000 permanents travaillent dans ce secteur.
· Les industries agro-alimentaires:
Locomotive des industries de transformation, cette filière connaît une production de plus de 48 milliards de DH, (36% de la production industrielle). A l'exception des effectifs et du nombre d'établissements qui ont légèrement baissé, tous les indicateurs ont enregistré des augmentations allant de 3% pour la valeur ajoutée à 12% pour les exportations.
Comptant environ près de 1.600 établissements (26% de l'ensemble des unités industrielles), les industries agro-alimentaires réalisent un chiffre d'affaires à l'exportation près de 7 milliards de DHS (18% de exportations industrielles).
Ainsi, 287 unités travaillent sur les marchés étrangers et y écoulent environ 40% de leur production. A elles seules, les conserveries de légumes et de poissons réalisent les quatre cin-quièmes de ces exportations.

·Les industries textiles et cuir: Pour l'exercice 1996, la production de ces industries s'est établie à près de 24 milliards de Dirhams, soit un taux de croissance de l'ordre de 5% par rapport à l'exercice 1995 et une contribution de 17% à la production industrielle .
La valeur ajoutée dégagée par la filière se monte à 8 milliards de DH. Quant aux investissements, ils atteignent le chiffre de 1,9 milliard de DH, enregistrant ainsi une progression de 12%.
Ces industries, très dynamiques à l'export, réalisent un chiffre d'affaires à l'international de près de 14 milliards de DH, soit une part de 42% dans les exportations industrielles et une évolution de 5% par rapport à 1995.
La filière se caractérise notamment par la prédominance des unités de petite taille, l'existence de grandes unités qui réalisent la plus importante partie de la production, ainsi que par le grand pourcentage des entreprises exportatrices qui représentent 62% des entreprises du secteur et 64% du total des entreprises industrielles exportatrices.

·Industries chimiques et parachimiques:
Cette filière regroupe la production de bois, de papier et carton, de matériaux de construction, de produits chimiques et d'articles en caoutchouc et en plastique.
Les principales grandeurs ont enregistré des variations plus ou moins importantes par rapport à 1995.
Ainsi, la production, les exportations, la valeur ajoutée et l'emploi ont crû respectivement de 3, 1, 10, et 6%, tandis que les investissements ont chuté de 3%.
Les industries chimiques et parachimiques génèrent près de 16 milliards de DH de valeur ajoutée, avec un investissement de 3 milliards de DH, soit respectivement 34 et 36% du total réalisé par l'ensemble de l'industrie.
Dopée par les bons résultats du groupe OCP, la branche de la chimie contribue à elle seule pour près de 81% des exportations de la chimie-parachimie et représente le quart des exportations industrielles au niveau national.
Le secteur comprend 301 unités de très grande taille qui réalisent la quasi-totalité de la production. En effet, moins de 15% des établissements du secteur produisent plus de 86% du total enregistré par le secteur.

·Les industries mécaniques, métallurgiques, électriques et électroniques(IMME):
Talon d'Achille des industries de transformation, les IMME restent relativement les moins développées, bien qu'elles recèlent les meilleures potentialités de développement. Potentialités mises d'ailleurs en relief à plusieurs reprises lors de séminaires et de réunions sur la compétitivité du commerce extérieur. Selon l'enquête annuelle du MFCIA, ces industries produisent près de 20 milliards de DHS (16% de la production), exportent 2,8 milliards de DH (8% des exportations industrielles), dégagent une valeur ajoutée d'environ 6 milliards et emploient plus de 57.000 personnes (l'équivalent de 13% de la main-d'oeuvre).
A l'exception des exportations et de la valeur ajoutée qui enregistrent des augmentations respectives de 9 et 4%, toutes les autres grandeurs dégringolent: la production chute de 18%, l'investissement régresse de 1%, de même pour l'emploi.

Ghassan KHABER

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