×
+ L'ÉDITO
Par Khalid BELYAZID
Le 26/11/2021
Mobilité

Comment une ville peut devenir un champion de l’export automobile, accueillir le TGV et ne pas...

+ Lire la suite...
Recevoir notre newsletter

Céréales: Les stocks évalués à 11 millions de quintaux au 15 novembre

Par L'Economiste | Edition N°:651 Le 02/12/1999 | Partager

· Les écrasements de blés réalisés par la minoterie industrielle, du 1er juin au 15 novembre, ont atteint 17 millions de quintaux

· Le prix du blé tendre en légère hausse


C'EST à un bon rythme que se poursuit la commercialisation de la récolte 1999. Au 15 novembre, elle a atteint 7.788.328 quintaux, dont 96,7% de blé tendre. Selon les données de l'ONICL (Office National Interprofessionnel des Céréales et Légumineuses), les commerçants constituent, comme à l'accoutumée, les intervenants les plus actifs sur le marché du blé tendre. En effet, durant les trois dernières campagnes leur part n'a jamais été inférieure à 60%.
Avec 22,3% de la collecte, les coopératives améliorent leur intervention sur ce marché, et par rapport aux années passées (18% en 1998 contre 7,1% seulement en 1997).
L'analyse de la collecte montre une forte concentration régionale des achats. Ainsi, 80% de la collecte s'est effectuée dans le Centre, le Centre-Nord et le Centre-Sud. Les taux de collecte total des céréales les plus importants ont été réalisés dans les régions du Centre-Nord (49,7%) et du Centre-Sud, avec respectivement 52,9 et 54,5%.

Intervention active


Ces mêmes régions enregistrent également les taux de collecte en blé tendre les plus élevés, soit respectivement 192,7 et 98,1%. «Ceci dénote l'intervention active des opérateurs céréaliers de ces deux régions qui ont opéré sur la production des autres régions», indiquent les experts de l'ONICL.
Côté cours du blé tendre, le prix moyen national (quotidien) d'achat à la production, qui a connu une certaine stabilité depuis le début de la campagne de commercialisation, a enregistré une légère hausse durant la première quinzaine de novembre. Ce prix est ainsi passé de 251 Dh/q au 30 octobre à 252 DH le 15 novembre, mais a varié entre 248 et 258 DH/q.
Concernant le blé dur, les prix à la production se sont situés en moyenne autour de 287 DH/q, variant entre un minimum de 261 DH/q et un maximum de 304 DH/q. «Ces variations importantes seraient attribuées, dans une certaine mesure, à l'irrégularité, dans le temps et dans l'espace, des transactions sur cette céréale», soulignent les experts de l'ONICL.

Trois mois d'écrasement


Par ailleurs, les stocks de céréales, détenus au 15 novembre, au niveau des opérateurs céréaliers et des ports, s'élevaient à 11 millions de quintaux. Ils se répartissent à hauteur de 36,7% pour les commerçants, 19,5% pour les coopératives, 20% pour les minotiers, 4,7% pour les provendiers et 19% au niveau des ports. Les disponibilités intérieures en blé tendre, qui atteignent 8 millions de quintaux, permettent la couverture des besoins de la minoterie industrielle à hauteur de 3 mois d'écrasement.
Du 1er juin au 15 novembre 1999, les écrasements de blés réalisés par la minoterie industrielle ont atteint 17,1 millions de quintaux dont 86% de blé tendre (14,7 millions) et 14% de blé dur (2,4 millions). L'approvisionnement de la minoterie en blé tendre destiné à la fabrication de la farine subventionnée est assuré d'une manière «régulière» par l'ONICL.

Meriem OUDGHIRI

La suite est réservée à nos abonnés.

Dèjà abonné ? S'abonner pour lire la suite