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Euro-Maroc Entreprises démarre discrètement

Par L'Economiste | Edition N°:312 Le 08/01/1998 | Partager

Instrument de la mise à niveau des entreprises du secteur privé, le Centre Euro-Maroc Entreprises ouvre officiellement ses portes début février. Son budget s'élève à 242 millions de DH.


De report en report, le Centre Euro-Maroc Entreprises a fini par ouvrir ses portes mais en catimini. Pour le moment, le Centre est «officieusement opérationnel». Il faudra donc attendre début février pour son ouverture officielle. La Délégation Européenne à Rabat assure que le signal de départ a été donné «sans tapage». La crainte d'être submergé par les demandes des entreprises alors que toute la logistique n'est pas installée est mise en avant pour expliquer cette discrétion. Les locaux, situés dans le quartier Palmier à Casablanca, ne sont pas totalement aménagés. L'équipe n'est pas encore au complet. Il faudra encore recruter deux personnes dont « le profil est difficile à trouver». Outre le directeur, M. Michael Langstaff, le Centre doit fonctionner avec six experts (trois Marocains et trois Européens) ayant les profils suivants: deux en diagnostic de gestion finances, deux en analyse industrielle et transfert de technologie, un en formation et un autre expert en marketing. Le budget alloué au Centre s'élève à 22 millions d'Ecus, soit environ 242 millions de DH.

Adhésion des patrons


Selon l'UE, l'équipe a pour démarrer demandé à des associations professionnelles de lui fournir une liste de trois on quatre entreprises de leur secteur. Elle se déplace sur le terrain pour sélectionner les entreprises qui seront éligibles à un prédiagnostic. A rappeler que le Centre est destiné à aider les entreprises à améliorer leur compétitivité et à renforcer la capacité de «consultances» marocaines.
Les missions assignées au Centre sont multiples. La plus importante concerne directement la mise à niveau des entreprises. Le prédiagnostic d'une entreprise se solde par des recommandations qui doivent susciter l'adhésion du patron pour déboucher sur un diagnostic. Quatre ou cinq semaines sont nécessaires à cette opération qui débouchera sur des actions de mise à niveau.
Pour cette opération tournée directement vers l'entreprise, le prédiagnostic est gratuit. Mais les frais générés par le diagnostic et les actions de mise à niveau, particulièrement les honoraires des bureaux d'étude, seront pris en charge par le Centre Euro-Maroc Entreprises. Les entreprises devront apporter 30% de ces frais qui iront à un fonds destiné à financer l'appui des associations professionnelles. La participation financière de l'entreprise montre le degré de son engagement pour une réelle mise à niveau, est-il souligné. Les mécanismes de gestion de ce fonds ne sont pas encore fixés. Le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat attend les propositions de la CGEM sur ces mécanismes.

Le soutien aux associations professionnelles est également un volet des activités du Centre. La première année, son intervention devra concerner six associations. L'enveloppe définitive n'est pas encore arrêtée. Les montants avancés le sont à titre indicatif. «Ils ne devront pas dépasser 70.000 Ecus par opération et par association», soit environ 770.000 DH. Les associations sont sommées de présenter un plan d'action le plus rapidement possible et profitable aux entreprises adhérentes.
Le partenariat et le rap-prochement des entreprises constituent l'autre axe de l'intervention du Centre. Il s'agit de créer des liens entres des entreprises marocaines et européennes. Dans cette optique, un soutien financier est prévu. Ainsi, l'aide va notamment à la recherche de partenaires et à la création d'une antenne à l'étranger. L'exemple cité est celui de la représentation de la CGEM à Bruxelles en Belgique.
Le marketing et le développement des exportations ne sont pas en reste. La prospection de marchés à l'étranger et la participation des filières dans des salons internationaux sont des missions que le Centre compte soutenir.
Autre volet d'intervention, la formation. Un soutien sera apporté dans la préparation des plans de formation dans les entreprises.
Dernier volet enfin, mais qui concerne directement le Centre, l'information et la communication.

Mohamed CHAOUI

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