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L’affaire Google s’envenime

Par L'Economiste | Edition N°:3198 Le 26/01/2010 | Partager

. Les relations sino-américaines menacées. Les propos de Clinton ont mis le feu aux poudresLE conflit entre Pékin et Google, qui menace de quitter la Chine après des cyber-attaques, s’est déplacé sur le terrain diplomatique et risque de peser lourdement sur les relations sino-américaines, ont estimé hier lundi des analystes.Ces derniers jours, il a dégénéré en joute diplomatique entre Washington et Pékin et des experts voient se profiler une phase où la relation sino-américaine pourrait être de plus en plus conflictuelle. «On prend le chemin d’un raidissement», déclare l’analyste politique Russell Leigh Moses.L’affaire Google a éclaté il y a près de deux semaines lorsque le moteur de recherches américain a dénoncé des attaques informatiques massives venues de Chine et la censure dans ce pays, menaçant d’y cesser toute opération.L’administration Obama a d’abord réagi avec réserve à l’annonce sensationnelle de Google, tandis que Pékin assurait qu’elle n’aurait pas d’impact sur les relations sino-américaines.C’est le discours de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, la semaine dernière, mettant en garde les «personnes et les pays qui lancent des cyberattaques», qui a mis le feu aux poudres. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a accusé Clinton de «porter préjudice» aux relations bilatérales. «Plus Mme Clinton s’est rapprochée de Google, plus il a semblé à beaucoup de responsables chinois qu’il s’agissait d’un changement concerté de stratégie à l’égard de Pékin», estime Moses. «La plupart des responsables chinois comprennent les désavantages d’un coup de froid dans les relations sino-américaines, mais beaucoup sont prêts à en payer le prix parce qu’ils ne veulent pas apparaître faibles», estiment les analystes.Que la Maison Blanche ait fait part vendredi dernier de la «préoccupation» du président Barack Obama face à «la faille de sécurité informatique que Google attribue à la Chine», a renforcé le malaise.Cela a aussi poussé Pékin à nier hier lundi toute implication dans les cyberattaques contre Google et rejeter les tentatives de «dénigrer la Chine». Le Global Times, sous l’égide du Parti communiste, a lancé une charge contre les Etats-Unis, «premier pays à lancer la cyberguerre», avec «une armée de 80.000 personnes dotées de plus de 2.000 virus informatiques».«Mon impression est que Google ne cèdera pas» dans ses négociations avec Pékin, estime de son côté Paul Harris, du Hong Kong Institute of Education. «Alors quelle sera la réaction de Washington? (...) La relation va se détériorer, et plutôt vite et profondément», prédit-il.Synthèse L’Economiste

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