×
+ L'ÉDITO
Par Khalid BELYAZID
Le 26/11/2021
Mobilité

Comment une ville peut devenir un champion de l’export automobile, accueillir le TGV et ne pas...

+ Lire la suite...
Recevoir notre newsletter

La course à la présidence de la BCE déjà lancée

Par L'Economiste | Edition N°:3198 Le 26/01/2010 | Partager

. La bataille s’annonce serréeDans deux ans, Jean-Claude Trichet quittera la présidence de la Banque centrale européenne. La course à son remplacement a pourtant déjà commencé, avec Berlin et Rome dans le rôle des prétendants, et Paris dans celui de faiseur de roi.L’Allemagne, même si elle dit juger le débat prématuré, l’a toutefois relancé lors de la semaine écoulée, par l’entremise de son secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Il ne serait pas «infondé» qu’Axel Weber, président de la Bundesbank, prenne les rênes de la BCE.L’Italie avait posé ses jalons dès septembre. Le chef de la diplomatie Franco Frattini avait vanté les qualités de Mario Draghi, président de la Banque centrale du pays, et souligné l’honneur que sa nomination représenterait pour la Péninsule. La bataille s’annonce serrée, jugent des experts. Les deux pays ont récemment renoncé à briguer des postes importants au niveau européen et veulent à l’évidence concentrer leurs efforts sur la présidence de la BCE. «Les Français, comme d’habitude, seront la clef de tout», estime Carsten Brzeski, économiste à la banque ING. «Car celui qui mettra Paris de son côté rendra pour son adversaire la tâche de rassembler une forte majorité en sa faveur très difficile», souligne-t-il.Le président de la BCE est nommé d’un commun accord entre les chefs d’Etat ou de gouvernement des Etats de la zone euro. Il est sans doute le responsable européen doté des plus grands pouvoirs. L’institution agit en toute indépendance des pouvoirs politiques quand il s’agit de décider de la politique des taux d’intérêt, dont le niveau détermine celui du crédit dans la zone euro. Cette prérogative est scellée dans le Traité de Maastricht. Aussi bien le Néerlandais Wim Duisenberg que Jean-Claude Trichet ont défendu cette indépendance, garante de la crédibilité auprès des marchés de la jeune institution, née il y a onze ans.Si la BCE est indépendante, le choix des ses responsables est éminemment politique et fonctionne selon les principes des «chaises tournantes», souligne un économiste d’ING. C’est pourquoi la nomination du vice-président de la BCE, dont la procédure est entrée dans la dernière ligne droite, est déterminante.Le mandat du Grec Lucas Papademos arrive à échéance fin mai. Deux candidats se détachent pour le remplacer, le gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg Yves Mersch et son homologue portugais Vitor Constancio. Selon la logique prônant une répartition la plus équitable possible entre le Nord et le Sud, le choix du Luxembourgeois par exemple amoindrirait les chances d’Axel Weber.La nomination de Mario Draghi sera aussi intimement liée à la santé financière de son pays, estime Thorsten Polleit, de Barclays Capital. Synthèse L’Economiste

La suite est réservée à nos abonnés.

Dèjà abonné ? S'abonner pour lire la suite