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La production mondiale en recul

Par L'Economiste | Edition N°:651 Le 02/12/1999 | Partager

· Le dernier rapport de la FAO explique les tendances de l'offre et de la demande céréalière mondiale

· La production de riz est estimée à un niveau record


LA production céréalière mondiale devrait atteindre 1,870 milliard de tonnes (riz usiné compris) en 1999, soit 1% de moins que la récolte de 1998 qui était déjà faible. «La baisse prévue devrait être plus marquée pour le blé dont la production se chiffrera probablement à 579 millions de tonnes, soit près de 3% de moins que le niveau déjà bas de 1998», indiquent les analystes du dernier rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) sur «la situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture-1999».
Même pronostic du côté des céréales secondaires dont la production devrait elle aussi fléchir de 1% tout en restant supérieure à la tendance. En revanche, la production mondiale de riz en 1999 est provisoirement évaluée au niveau record de 392 millions de tonnes (riz usiné), ce qui représente une progression de plus de 2% par rapport à 1998, «à condition que les dégâts aux cultures provoqués par les inondations restent très limitées en Asie».

Alors que les estimations relatives à la demande sont désormais plus fermes, note le rapport de la FAO, la situation de la demande demeure incertaine. L'utilisation mondiale devrait à peine augmenter (un peu moins de 1%) en 1999/2000. La consommation directe de céréales pour l'alimentation humaine augmenterait au même rythme que la population, mais le volume total de céréales destinées à l'alimentation animale diminuerait pour la deuxième année consécutive.
Il est prévu que la demande ne marquera qu'une progression légère, mais elle devrait être supérieure à la production, de sorte que les stocks de report devraient diminuer. «Une contraction des stocks céréaliers mondiaux est tout à fait probable, mais elle devrait se limiter dans l'ensemble au blé et à l'orge, alors que les stocks de riz pourraient même augmenter», indique le rapport de la FAO. Les stocks céréaliers mondiaux à la clôture des campagnes se terminant en l'an 2000 s'établiraient à 323 millions de tonnes, soit près de 14 millions de tonnes (4%) au-dessous des niveaux d'ouverture déjà réduits. Sur la base de cette estimation, les stocks céréaliers mondiaux représenteraient 16,9% du niveau de tendance de l'utilisation en 2000/2001 et seraient donc proches du taux minimum de 17-18% que la FAO considère comme nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire mondiale.
Toutefois, précise le même rapport, les stocks accumulés assez lentement dans les grands pays exportateurs, ces dernières années, qui constituent une réserve d'importations en cas de déficit brusque de la production mondiale, représenteraient au moins 45% des stocks mondiaux,» pourcentage proche de celui de la campagne précédente et nettement supérieur à la moyenne enregistrée ces dernières années».


Et les cours


DEPUIS deux ans, les marchés mondiaux des céréales ont dû faire face au marasme qui a touché presque tous les grands produits. Les cours internationaux de la plupart des céréales, indique le rapport de la FAO, sont restés orientés à la baisse. A l'origine, l'abondance relative des disponibilités et la faible activité économique dans de nombreuses régions du monde. Pour la plupart des céréales, la campagne agricole 1999 se caractérise également par un excédent d'offre qui compromet les perspectives de redressement sensible des prix, au moins à court terme. La situation fondamentale de l'offre et de la demande, note le rapport, ne favorise guère un redressement durable des cours du blé au cours des prochains mois. Même tendance pour les céréales secondaires.

Meriem OUDGHIRI

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