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Le ton monte chez les riziculteurs

Par L'Economiste | Edition N°:417 Le 07/01/1999 | Partager

Nouvelle facturation de l'eau, agréage, contrebande A coups de réunions avec l'ORMVA du Gharb, les riziculteurs attirent l'attention du gouvernement sur leurs problèmes. Un programme de partenariat. Deux commissions y mettront les touches finales.

LES riziculteurs font du forcing. Ils ont tenu différentes séances de travail(1) avec le Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes et l'Office Marocain de Mise en Valeur Agricole du Gharb (ORMVAG).
En tête de leurs doléances, la concurrence de la contrebande qui représente l'équivalent de 4.000ha de culture. D'ailleurs, elle est à l'origine de la faiblesse de la production qui s'est élevée cette année à 190.000 quintaux, soit un rendement moyen de 50 quintaux à l'hectare. Seuls 3.200 hectares ont été cultivés contre 8.000 hectares l'année précédente (une baisse de plus de 56%). Sachant que la superficie réservée à la culture du riz avoisine les 13.000 hectares. D'un autre côté, la consommation demeure très faible. Elle ne dépasse guère le seuil de 1,2kg par habitant et par an. A l'origine de la faible production, "l'année blanche" de la coopérative Scari. Outre la contrebande, cette coopérative s'est retrouvée avec un important stock qu'il lui fallait d'abord écouler sur le marché.
Par ailleurs, les professionnels du riz demandent le réajustement du tarif de l'eau qui est passé de 0,152 à 0,21DH le m3. Ils sollicitent l'annulation de cette hausse, du moins pour l'année 1998. Il est à signaler que ces tarifs sont promulgués par des arrêtés interministériels et publiés dans le BO. du 20 novembre 1997. Le taux d'équilibre passe ainsi de 0,19 à 0,20DH/m3 et la taxe de relevage de 0 à 0,05DH/m3.
Sur la base de données collectées au niveau d'une centaine de points d'eau, avancent les responsables de l'Office, les volumes facturés varient de 12.500 à 17.000m3/ha, au moment où les consommations réelles dépassent les 17.000m3/ha.
Autre point de discorde, la question d'agrégage qui confronte les producteurs et les usines. Il s'agit de clauses concernant le contrôle de qualité. "Les producteurs insistent sur la mise en place d'un système de contrôle basé sur la transparence dans l'application des termes du contrat avec les usines", est-il indiqué auprès de l'ORMVAG.
A l'issue de ces séances de travail, les riziculteurs se sont mis d'accord pour conclure des conventions de partenariat qui doivent servir de support de règlement de ces différents problèmes. Deux commissions y travailleront. La première a pour charge d'élaborer un plan d'action pour la maîtrise et l'économie de l'eau d'irrigation. La seconde s'attellera à l'examen et la révision du contrat de commercialisation passé entre les producteurs et les rizeries.
Ces deux commissions se sont fixées le mois de février pour dead-line. Elles devront alors mettre en pratique leurs propositions et arrêter le programme de mise en culture de l'année 1999.

Malika EL JOUHARI

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