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OIT: Un milliard d'hommes chômeurs ou sous-employés

Par L'Economiste | Edition N°:417 Le 07/01/1999 | Partager

La situation mondiale de l'emploi ne cesse de s'assombrir, souligne le rapport publié récemment par l'OIT. Sur les 150 millions de chômeurs dans le monde, 10 millions ont perdu leur emploi en raison uniquement de la crise asiatique. La solution, estime l'OIT, réside dans la formation professionnelle.

LA situation de l'emploi reste préoccupante au niveau mondial. Les chiffres publiés récemment par l'OIT confirment ce constat et dégagent plus de pessimisme quant à l'évolution des taux de chômage et de sous-emploi. les jeunes, les femmes et les handicapés continuent à être la catégorie la plus désavantagée. «La situation mondiale de l'emploi n'est guère réjouissante et ne cesse de s'assombrir», indique un rapport de l'OIT publié récemment.
Ainsi, l'impact de la crise financière en Asie et dans les autres régions du monde serait à l'origine de l'augmentation du chômage et du sous-emploi dans le monde en 1998, est-il souligné. A cela s'ajoutent les problèmes relatifs au chômage de longue durée qui sévit dans de nombreux pays.
En somme, la situation reste des plus sombres au niveau mondial:
· Les estimations du BIT (Bureau International du Travail) pour 1997/98 n'ont pas connu de changement par rapport à 1996/97. Ainsi, le tiers de la population active de la planète sont sans-emploi ou sous employés, soit 1 milliard de travailleurs.
· Parmi ce milliard, les personnes effectivement en chômage sont de l'ordre de 150 millions dont 10 millions ont perdu leur emploi en 1998 en raison de la crise financière asiatique.
· 750 à 900 millions de travailleurs dans le monde (soit 25 à 30%) sont en situation de sous-emploi. Ceci veut dire qu'ils travaillent moins qu'ils le désirent ou perçoivent un salaire inférieur au minimum vital.
· Enfin, les demandes de travail émanant de 60 millions de jeunes âgés entre 15 et 24 ans restent vaines indique le BIT.
La solution proposée par le BIT consiste en «la formation professionnelle». Cette mesure, à l'exemple de l'Asie du Sud-Est, pourrait aider des millions de travailleurs d'autres régions du monde à sortir du sous développement et de la pauvreté.
Par ail-leurs, la réussite d'un système de formation reste tributaire de trois facteurs. «Il s'agit notamment d'un enseignement solide, de l'adaptation des objectifs de la formation à la demande économique réelle et la contribution des partenaires sociaux à l'amélioration des résultats à l'intérieur d'un cadre institutionnel adéquat», est-il indiqué.
Quant à la réforme des systèmes de la formation au niveau mondial, elle reste orientée vers «des systèmes axés sur la demande». Ces derniers apportent une réponse immédiate aux besoins des entreprises. Cette orientation de la formation vers la demande «englobe plusieurs composantes». Il s'agit notamment de l'aide attribuée par les gouvernements aux agents privés pour financer des efforts de formation afin de répondre à leurs besoins immédiats. A cela s'ajoute la prise en considération par les gouvernements des besoins en compétences sur le marché quand ils financent directement la formation. Figure en dernier lieu le remplacement des organismes publics de formation par ceux du secteur privé pour assurer une meilleure efficacité.

Khadija MASMOUDI

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