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Régions, les meilleurs élèves de la croissance
Le tertiaire, moteur incontournable

Par L'Economiste | Edition N°:3198 Le 26/01/2010 | Partager

. 58% de la valeur ajoutée nationale . Doukkala-Abda, nouveau pôle pour le secondaireLa DEPF met en avant la prédominance du Grand Casablanca dans les secteurs secondaires et tertiaires. Les enquêteurs relèvent également une distinction entre les régions. Certaines sont axées exclusivement sur un secteur donné. Enfin, ils notent l’émergence de nouveaux pôles notamment Doukkala-Abda pour le secondaire. Le détail.Secteur primaire: Le ratio du secteur primaire dans le PIB national est de l’ordre de 17%. Le top 3 des régions à fortes activités primaires fait ressortir en tête le Souss-Massa-Draâ, 32% de l’activité. Elle est suivie du Gharb-Chrarda-Béni Hssen (18,2%) et de l’Oriental (13,9%). La contribution des régions dans l’activité primaire sera jugée essentiellement sur les secteurs agricole et de la pêche. D’abord, le poids de l’agriculture dans le PIB national est estimé à 14% entre 2000 et 2008. Les politiques sectorielles, notamment le plan Maroc Vert à l’horizon 2020, sont censées dynamiser davantage son rôle dans la constitution du PIB. En termes de productivité, la région de Souss-Massa-Draâ a réalisé une moyenne nationale de 32% sur la période 1998-2007. Elle est suivie des régions du Gharb et de l’Oriental. Ces dernières ont contribué respectivement à 20,3 et 15% de la valeur ajoutée agricole nationale. Sur l’ensemble des régions, l’activité agricole a progressé en moyenne de 1% par an. Cette croissance a été portée principalement par les régions de Guelmin-Es-Semara (8%) et Tanger-Tétouan (7%). En revanche, la région du Grand Casablanca a connu une baisse significative de l’activité soit 12% sur la période concernée. De même dans le Chaouia-Ouardigha, où la production agricole a chuté de 11%. En ce qui concerne l’activité liée à la pêche, on retrouve, une fois encore, le Souss-Massa-Draâ, qui contribue à hauteur de 35,6% de la valeur ajoutée nationale du secteur, malgré un taux de croissance annuel négatif de 1%. A noter que l’essentiel de l’activité de la pêche est concentré dans le sud du pays. Après le Souss, trois autres régions du Sud réalisent environ 40% de l’activité, avec une croissance annuelle de 17% pour la seule région de Oued Ed-Dahab. Secteur secondaire: La croissance de ce secteur s’est maintenue à une moyenne de 4% entre 1998 et 2008. Sa contribution dans le PIB national est estimée à environ 28% sur la même période. La classification de la contribution de chaque région dans le secteur tient compte des performances de celle-ci dans les activités d’extraction, de transformation, de raffinage de pétrole, ou encore des BTP. A cet effet, le Grand Casablanca ressort comme le principal moteur de ce secteur avec une contribution moyenne de 35,7% de la valeur ajoutée du secteur. Plus loin, on retrouve les régions de Tanger-Tétouan et Doukkala-Abda, avec des parts respectives de 9,5% et 8,9%. Selon l’étude du ministère, les régions de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, de Taza-Al Hoceïma-Taounate, et de Doukkala-Abda ont enregistré une croissance annuelle respective de 13, 11 et 10%. Ces performances sont imputables surtout à la croissance de la production des phosphates et dérivés dans la région. Les sites de Khouribga, Benguérir et Boucraâ ont contribué chacun à 67, 11 et 10% de la production nationale de phosphate entre 1998 et 2007.Quant à l’industrie de transformation, la région du Grand Casablanca s’impose comme la première place industrielle du pays. Elle réalise environ 51,8% de l’activité. Cependant, les statistiques laissent apparaître une décélération de l’activité dans la région. Elle connaît un rythme de croissance annuelle de 3% par an contre une moyenne nationale de 4%. Une situation qui est attribuable notamment à la mutation des activités vers le secteur tertiaire.La région de Doukkala-Abda, elle, réalise 9,1% de l’activité. Les industries chimiques y représentent 64%. Le potentiel de la région est appelé à s’accroître notamment en raison de la présence du complexe Jorf Lasfar, le pôle chimique du groupe OCP pour la transformation des phosphates. Ce site attire 66% de l’investissement alloué au secteur. De plus l’OCP prévoit un investissement de 12 milliards de DH d’ici 2020 dans le développement d’une plateforme industrielle de valorisation et de fabrication d’engrais. La réalisation de ce projet devrait renforcer la compétitivité de la région dans le secteur.Secteur tertiaire: Les trois principales régions concernées par ce secteur sont respectivement le Grand Casablanca (15,6%), Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (13,8%) et la région Souss-Massa-Draâ (10,1%). Entre 1998 et 2008, le secteur tertiaire a réalisé environ 58% de la valeur ajoutée globale nationale. Parallèlement, il a enregistré une croissance annuelle de 5%.S’agissant de la valeur ajoutée des hôtels et restaurants, les régions de Souss-Massa-Draâ et de Marrakech-Tensift-Al Haouz se détachent du lot avec une part respective de 35,4 et 33,2%. Loin derrière, on retrouve le Grand Casablanca et Tanger-Tétouan avec des moyennes annuelles respectives de 8,1% et 7,7%. La région de Marrakech a connu une croissance de 12% annuel, ce qui lui a d’ailleurs valu de se repositionner en première position, aux dépens du Souss. Cette dernière a progressé de 7% par an. D’après les statistiques, l’ensemble des régions a maintenu des niveaux de croissance soutenue, à l’exception de Taza-Al Hoceïma-Taounate, où l’activité a enregistré une baisse annuelle de 9%. L’ouverture de la rocade méditerranéenne et la promotion du segment de l’éco- tourisme dans le Rif devraient contribuer à l’amélioration de la compétitivité de cette région. Quant aux services marchands hors hôtels et restaurants, le Grand Casablanca réalise une moyenne annuelle de 19%. Il est suivi de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (12%).F. Fa

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