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RNI: Les chantiers de Mezouar

Par L'Economiste | Edition N°:3198 Le 26/01/2010 | Partager

. Mise en place des instances régionales. Réconcilier les citoyens avec la politique LE Rassemblement national des indépendants (RNI) semble vouloir repartir à nouveau. La nouvelle direction promet cette fois-ci que ce sera du bon pied. Salaheddine Mezouar, fraîchement élu à la tête de la formation politique après la destitution de Mustapha Mansouri par le Conseil national, le week-end dernier à Marrakech, en a fait la promesse. Mais jusqu’à quel niveau pourra-t-il tenir ses promesses? C’est la question que se posent de nombreux militants du RNI.Certes, le Conseil national du parti a opté sous la houlette des réformateurs pour une organisation totalement décentralisée, seule politique à même d’accompagner le chantier de régionalisation élargie. «Pour se moderniser, un parti doit sortir des schémas classiques d’organisation», a dit le nouveau président lors de sa première conférence de presse au lendemain de son élection. La direction centrale de la formation politique aura notamment pour mission de tracer les grandes orientations, tandis que les structures régionales auront à les appliquer, tout en développant leurs propres projets devant accompagner la dynamique de leurs régions respectives.Pour ce faire, a ajouté Mezouar, «il reste à ouvrir un débat sur de grosses questions telles la ligne politique, ou encore l’identité du RNI», l’objectif étant, notamment, «d’initier une réconciliation entre la politique et les citoyens».S’agissant de la manière avec laquelle le parti abordera les législatives de 2012, Mezouar a affirmé que le parti va «engager des discussions avec les formations politiques porteuses des mêmes valeurs, et que c’est de ce débat que sortiront les alliances de demain». Toutefois, a précisé Mezouar, si alliances il y aura, c’est à partir de maintenant qu’elles doivent être établies et non à la veille des élections. Et de poursuivre que le choix de positionnement du RNI «en tant que parti libéral-social qui crée une différenciation politique et une visibilité pour le citoyen» sera aussi à la base de ces alliances.Salaheddine Mezouar n’a pas oublié son rival d’hier et a assuré que si jamais Mustapha Mansouri se portait candidat pour un deuxième mandat à la tête de la Chambre des représentants, le parti lui apporterait tout son soutien. Beau geste de la part du nouveau président en direction de l’ancien. Comme quoi, l’on veut rétablir la confiance entre les différents membres et les composantes de la formation politique. Aujourd’hui, il semblerait que les «réformateurs», après qu’ils aient eu gain de cause en précipitant le départ de Mansouri, veulent aller de l’avant. «Nous pouvons maintenant avancer dans le bon sens et reconstruire notre parti sur de nouvelles bases, avec une nouvelle réflexion et surtout dans une grande transparence», a indiqué Chafik Rachadi, membre du Comité national. Pour l’instant, les structures du parti demeureront les mêmes. Bureau exécutif, Conseil national et comité central resteront en place jusqu’au prochain congrès dont la date sera fixée prochainement.J.E. HERRADI

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