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L'Edito

Bataille

Par L'Economiste| Edition N°:2440 Le 10/01/2007 | Partager

Décidément, c’est toujours au forceps que nos lois finissent par sortir. Dans ce domaine, le Maroc bat des records. Le dernier en date est le projet de loi relatif à la nationalité qui vient enfin de voir le jour. D’une importance capitale pour la société, ce texte accorde à la mère le droit de transmettre la nationalité marocaine, quelle que soit celle du père. Un grand pas de franchi. Mais encore une fois en retard. Car, il a fallu plus de 18 mois après l’injonction royale pour que le gouvernement daigne le programmer.Cependant, il ne faut pas crier victoire trop vite car rien n’est encore joué. En effet, le texte doit franchir plusieurs étapes: adoption par le Conseil des ministres et les deux Chambres du Parlement. Or, la Chambre des représentants entre dans une logique particulière. En fin de législature, les députés ont en tête une priorité «prioritaire»: leur propre réélection. Idem pour le gouvernement. En fin de règne, le travail des ministres se limite souvent à expédier les affaires courantes (à l’exception de l’Intérieur absorbé par la préparation des élections).Dans ce contexte, Mohamed Bouzoubaâ doit prouver le contraire pour faire aboutir ce texte rapidement. Car le sort de milliers de personnes est entre ses mains. De nombreuses familles déchirées vivent des situations individuelles kafkaïennes, indignes d’un Maroc moderne. Le ministre de la Justice le sait et ne doit pas encore une fois esquiver le problème. Dans ce dossier, la volonté politique au plus haut sommet de l’Etat s’est déjà exprimée. Reste à casser une bonne fois pour toutes les insupportables résistances. Dans ce combat, Bouzoubaâ assume une grande responsabilité. D’ailleurs, c’est la seule bataille qui lui reste s’il veut se racheter. A l’heure des bilans, le sien est affreusement vide.Mohamed CHAOUI

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