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Ecole

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:6142 Le 25/11/2021 | Partager
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L'éducation fait partie de ces systèmes hybrides appelés à être constamment imaginatifs pour  répondre à des problématiques complexes. Mais aux parcours semés d’embûches en raison de l’obligation de devoir satisfaire plusieurs logiques institutionnelles à la fois.

Dans l’idéal, ce panachage de logiques, y compris lorsque celles-ci sont divergentes, voire conflictuelles, au vu de nombreuses parties prenantes, est censé libérer des couloirs nouveaux pour innover dans l’organisation et les pratiques. Dans le scénario du pire, en revanche, il paralyse le système tout simplement.

L’une des premières difficultés à laquelle se heurte d’ailleurs la réforme de l’éducation porte sur sa capacité à gérer ces contradictions. Celles-ci ne sont pas sans conséquence sur l’agenda des transformations attendues. Sous ce prisme, pas un ministre de l’Enseignement/Education qui n’ait eu son bizutage. En 2019, c’était Amzazi avec l’affaire des contractuels.

Auparavant, c’était Daoudi qui était obligé de faire marche arrière sur le projet des écoles polytechniques. Plus loin encore, en 2009, le Pamiste Akhchichine  était entraîné dans une quasi-guerre des tranchées avec quatre syndicats ligués contre son département sur des «cahiers revendicatifs».

Aujourd’hui,  c’est au tour de Benmoussa de faire son baptême du feu avec l’âge d’accès au concours de recrutement. Pour tenter d’éteindre le début d’incendie social qui pointe et convaincre de l’inefficacité des procédures en voie d’amendement, il ne manquera sans doute pas d’arguments face aux syndicats (même s’il faut en convenir, l’âgisme, et pas seulement dans  l’enseignement,  n’a jamais été un gage de performance ou de qualité).

Osons espérer que cette parenthèse se referme rapidement. L’école n’a ni le temps ni les moyens d’une énième crise.

 

 

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