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L'Edito

Emballement

Par L'Economiste| Edition N°:2449 Le 24/01/2007 | Partager

Le verdict rendu dans l’affaire Laâfoura devrait en principe faire oublier les manipulations d’hier et d’autres fiascos de la gestion locale.La question que tout le monde se pose est simple: où s’arrête la cascade de responsabilité dans cette affaire? Il va sans dire que le système dans lequel a évolué Laâfoura a contribué à créer des aberrations qui ont permis d’en arriver à des procès et jugements pour «dilapidation de deniers publics». Mais ces explications ne permettent que partiellement de comprendre ce qui est réellement en jeu. Et dans ce dossier, qui fut incontestablement une des plus grandes crises de l’histoire de gouvernance publique, beaucoup de zones d’ombre persistent. On peut regretter que la culpabilité des prévenus ait été par moments présentée comme évidente, validée avant même l’issue des procès alors que l’absence de recul n’a pas toujours permis d’aboutir à de telles conclusions. On peut aussi déplorer que la pression se soit souvent exercée autour de l’objet et non pas de raisons qui y ont conduit. Si bien que le dossier pouvait donner l’impression que le prévenu était traité pour ce que le système veut qu’il symbolise plus que pour ses actes. Son statut de gouverneur, et donc d’homme de pouvoir, en faisait déjà un facteur de risque. On pourrait appeler cela le «délit de faciès»  qui expose au moindre soupçon de manquement à l’arbitraire d’une justice populaire. C’est pour cette raison que l’enquête autour des imbrications de ce dossier ne doit pas s’arrêter, l’emballement médiatique ne doit pas créer une certaine précipitation dans le traitement d’affaires aussi importantes. Quant à l’opinion publique, elle ne doit en aucun cas croire que les personnes jugées sont des victimes expiatoires ou des boucs émissaires dont le sacrifice sert à effacer des passifs.Mohamed Benabid

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