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Post-Covid19: L’industrie pharmaceutique marocaine doit se préparer aux mutations mondiales

Par L'Economiste| Le 02/06/2020 - 15:50 | Partager
Post-Covid19: L’industrie pharmaceutique marocaine doit se préparer aux mutations mondiales

L’industrie pharmaceutique mondiale a été mise à rude épreuve par la crise du Covid19. Plusieurs gros producteurs de médicaments et de matériels médicaux ont stocké leur production pour répondre d’abord aux besoins nationaux, qu’ils ont eu du mal à couvrir. La crise a ainsi montré les limites de ce secteur à l’échelle mondiale et exposé certains pays.

Si au Maroc, aucune grosse pénurie de médicaments ou de matériel médical n’a été signalée jusque-là, l’industrie pharmaceutique marocaine devra se préparer à plusieurs mutations après la crise. Cela « passe par le renforcement de la formation continue dans les entreprises du secteur et la valorisation du capital humain ».

C’est ce qu’indique Abdelmounim Belalia, Professeur de management stratégique, analyse pour l’IMIS (Institut marocain d'intelligence stratégique). Ce dernier appelle ainsi « à créer les synergies entre les laboratoires et structures actuelles afin de mutualiser les expériences et expertises ». Selon l’expert, « les groupements professionnels ne doivent pas être effectués sur la base de l’origine de l’entreprise ou de sa taille mais de la valeur ajoutée apportée au groupement dans le cadre de nouveaux réseaux créateurs de valeur ». « La structure du marché national qui correspond aujourd’hui à un oligopole avec des entreprises à capacités différentes peut gagner par l’effet d’une politique incitative qui contribue à la création de start-ups et d’entreprises nouvelles qui seraient nécessaires à l’émergence d’un vrai écosystème de l’industrie pharmaceutique », ajoute également Belalia.

L’industrie pharmaceutique nationale reste « fortement connectée à la chaîne de valeur mondiale via des multinationales implantées depuis plus de 50 ans et d’unités nationales qui fabriquent en grande partie des génériques ». Toutefois, elle n’assure que 60% de la demande intérieure, 40% étant couverts par l’importation.

Autrement dit, les risques de pénurie restent importants en temps de crise. Le marché national est le deuxième en Afrique avec un chiffre d’affaires de 14,5 milliards de DH. Il compte une cinquantaine d’unités et exporte 10% de sa production vers les pays d’Afrique subsaharienne, la région MENA, l’Europe et l’Asie.

 

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