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Fronts

Par L'Economiste| Edition N°:4447 Le 23/01/2015 | Partager

A qualité d’un plan d’aide fait partie de la capacité à gouverner d’un pays. Et visiblement sur ces questions-là, le Maroc améliore sa courbe d’apprentissage. Entre la réactivité, le niveau d’organisation pour les dernières vagues de froid et le cafouillage sur les inondations du sud, il n’y a pas photo. La volonté de donner un caractère confidentiel à certaines informations n’a bien évidemment pas empêché nos journalistes de faire leur travail dans les régions les plus  touchées. L’Etat a déployé une logistique exceptionnelle. Ses représentants sur place  avaient sans doute assez d’arguments à faire valoir sans être accusés de s’enferrer dans le piège communicationnel  qui consiste à prioriser le storytelling télé! En tout état de cause, cette mobilisation peut faire jurisprudence sur plusieurs niveaux.
D’abord elle rassure sur la qualité des plans  d’urgence. Les critiques contre la capacité de prévention des risques  sont revenues avec insistance pour les intempéries, au point de faire douter de la faisabilité des dispositifs d’aide institutionnels. Ensuite, elle plaide aujourd’hui pour une plus grande responsabilisation pour l’avenir. Les changements climatiques, en particulier, continueront de nourrir les risques  d’intempéries et de sinistralités. Les plans d’urgence sont par conséquent condamnés à s’améliorer sans cesse, une  situation ne ressemblant pas nécessairement à une autre. Le processus peut d’ores et déjà être enclenché en renforçant les réseaux de prévention des  risques, la qualité de diffusion des alertes, ainsi que la coordination entre  les différents services. Enfin, il faut privilégier une approche d’ensemble.
Traditionnellement, il existe deux courants de pensée en matière de gestion des catastrophes.  Le premier insiste sur les mesures techniques à apporter aux populations au moment du sinistre. Le deuxième s’intéresse aux stratégies et réponses politiques à mettre en œuvre en dehors des événements, par exemple, comment traiter le désenclavement, la vulnérabilité socio-économique. C’est donc sur ces deux fronts qu’il faut continuer d’intervenir.
Mohamed BENABID

Mohamed BENABID

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