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L'Edito

Jettou

Par L'Economiste| Edition N°:2438 Le 08/01/2007 | Partager

Faire son propre bilan est un exercice difficile. Soit que l’on essuie des critiques pour excès d’autosatisfaction, soit que l’on rate l’occasion de se mettre en valeur. La meilleure formule, c’est de laisser le soin aux autres de s’en charger. Et sur ce plan, Jettou a des atouts à faire valoir. Indépendamment même de la lecture que l’on peut faire de sa dernière sortie : bilan de fin de règne ou débat susceptible de peser dans les prochaines législatives. Jettou a convaincu en tant que Premier ministre. Sa véritable force réside dans le fait d’avoir saisi la crise de pragmatisme et d’autorité qui a marqué la société marocaine et donné une image du pouvoir plus en phase avec les aspirations populaires. Autour de lui s’est produit un phénomène de phagocytose politique, à tel point qu’aucun profil de premier ministrable ne semble aujourd’hui faire l’affaire. A tel point aussi que les formations politiques peuvent sembler, à côté, morveuses, afficher un soupçon d’inefficacité avec leurs vieilles crispations idéologiques sans résultats. Jettou a pris la juste mesure du scepticisme qui règne dans le pays à l’égard de la classe dirigeante. Il présente, de plus, l’avantage de ne pas avoir l’arrogance du discours technocratique. C’est sur la chose économique que les objectifs sont patents. Il a su trouver une subtile alchimie qui donne du Maroc l’impression d’un énorme chantier où l’on construit, réalise, embauche. Tout ne lui a pas réussi bien entendu. Certains dossiers auraient peut-être mérité un peu plus de doigté. Mais l’on peut se demander si le Premier ministre avait les coudées franches. Il y a aussi l’enlisement de quelques réformes par manque de cohérence ou d’ambition comme pour la lutte anticorruption, la justice et l’enseignement où le gouvernement aura été incapable de marquer des points. La fracture sociale pour sa part n’a été combattue que partiellement. Pour autant, le bilan est tel que les Marocains ne sont pas prêts de faire le saut dans l’inconnu à l’occasion des prochaines législatives. Et si Jettou a la moindre opportunité de rester?Mohamed BENABID

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