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L'Edito

La Koutla

Par L'Economiste| Edition N°:2595 Le 24/08/2007 | Partager

LA déclaration commune signée par l’USFP, l’Istiqlal et le PPS ressuscite la Koutla, mais il faut lire l’événement à la lumière du nouveau contexte électoral et institutionnel.En effet, le nouveau mode de scrutin, qui est la représentation proportionnelle, fait que les candidatures communes n’ont aucun intérêt. Bien au contraire, elles favoriseraient l’adversaire. Le concept de représentation proportionnelle repose sur un principe où chaque parti a un nombre de sièges proportionnel à son impact sur le corps électoral. Cela veut dire que, dans une circonscription, un parti ayant 20% des voix a 20% des sièges.De ce fait, la représentation proportionnelle favorise l’émiettement des partis: chacun tente sa chance pour lui-même.La configuration additionnée au mode de scrutin implique qu’il n’y aura pas de parti majoritaire à lui tout seul. Seule une coalition de partis peut constituer une majorité et par conséquent gouverner. Nous ne pouvons voter en toute connaissance de cause que si nous savons d’avance qui va s’allier avec qui, pour constituer la majorité, où chacun aura une importance déterminée par son poids électoral.Il est donc important pour les électeurs que les partis annoncent la couleur préalablement aux élections. Dans ce contexte, la déclaration commune de l’USFP, de l’Istiqlal et du PPS prend toute sa signification. Il faudrait exiger des autres partis qu’ils déclarent aussi leurs intentions post-électorales.Pour quitter l’aspect technique et passer au point de vue strictement politique, l’enjeu actuel pour le Maroc est un choix de société entre la modernité et l’obscurantisme. Ce sont là les deux pôles principaux d’attraction de la société marocaine, par-delà les comportements que dicte le mode de scrutin.Quelles que soient les critiques que l’on puisse nourrir à l’endroit des trois partis signataires, il demeure qu’une majorité où ils seraient le noyau central est évidemment une garantie que le pays restera sur l’axe de la modernité et du progrès.Abdelmounaïm DILAMI

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