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Lamentations

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5896 Le 02/12/2020 | Partager
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Après le temps des plaies à panser, voici venu celui des boucs émissaires: les entreprises contre lesquelles les charges se multiplient ces dernières semaines.

L’on impute aux unes la fraude fiscale, les rentes, les inégalités. L’on reproche aux autres de s’accommoder des systèmes des aides ou de dérives qui justifieraient à elles seules une reprise en main par l’Etat, un retour du durcissement des contrôles, de l’encadrement.

D’ailleurs, dans le contexte d’urgence sanitaire, même les impératifs de production ne mettent plus à l’abri, puisque les employés ont beau justifier leurs déplacements professionnels, les barrages routiers, au verdict parfois arbitraire, peuvent en décider autrement. Le discours officiel n’aide guère à dépassionner le débat.

Le gouverneur de la banque centrale n’a pas tort de dénoncer les dérives et appeler aux remises en question et autocritiques sur toutes ses occasions de ratées anté-crise, mais ce genre de sortie ne doit pas servir d’alibi à ceux dont le sport favori est de vilipender les patrons. Les entreprises ont des raisons d’être inquiètes.

La crise projette les comparaisons sur d’autres univers. Même les secteurs que l’on pensait épargnés au début de la pandémie ont fini par être rattrapés par les effets du confinement (Lire article). De nombreux opérateurs se démènent pour essayer de maintenir un semblant d’activité, dans des conditions qui plus est épouvantables. Et jamais les menaces de fermetures n’ont été aussi importantes.

En dépit de ces difficultés, la plupart sont restés dignes, sereins et n’ont pas sombré dans le «mur des lamentations». Les comportements déviants de quelqu’un doivent-ils devenir le prétexte pour jeter le discrédit sur tout le reste? Non, ce n’est vraiment pas le moment.

 

 

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