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L'Edito

Pour une poignée de dirhams

Par L'Economiste| Edition N°:2444 Le 17/01/2007 | Partager

Il y a une vingtaine d’années, à Rabat comme à Fès, les autorités centrales et locales se disent que les terrains de foot du Saïss ne sont vraiment plus dignes de la province. On décide donc de construire un vrai stade, moderne, beau, confortable… Quelques années plus tard, enfin le premier coup de pioche est donné. Il tombe bien, ce coup de pioche, car le Maroc commence à sentir ses ailes pousser. Et pourquoi ne pas poser une candidature pour la coupe du monde 2006? Quelle chance d’avoir sous la main ce chantier endormi du stade de Fès! On s’active de tous côtés. Hélas, c’est raté pour 2006! Notre chantier ne s’endort pas, il s’étire et fait la sieste. Mais qu’à cela ne tienne, on repart pour 2010! Notre chantier se dresse en sursaut. Il trouve l’argent pour aller au bout de la construction et réparer tout ce qui s’est abîmé pendant ces treize années (sic) de construction. Une construction, qui n’est pas entretenue, utilisée tous les jours se détériore toute seule. Mais pour utiliser ce coûteux capital (400 millions de DH), il faut un petit budget d’entretien. 10 millions seraient parfaits, mais avec de l’ingéniosité, le stade tournera avec la moitié. Au Maroc, on a l’habitude de ce genre de défi.Hélas, trois fois hélas!!! Puisqu’il n’y a plus de candidature en route, impossible de mettre la main sur le moindre dirham. Pis encore, impossible de trouver à qui le demander.Laissons donc se détériorer ce beau stade. Laissons donc 400 millions de DH tomber doucement en poussière. Pendant ce temps, les gosses, nos gosses, joueront dans le terrain vague, vous savez, là où des voisins malpropres jettent leurs ordures, ou bien dans la rue. Ils sont jeunes, ces petits, ils se débrouilleront bien pour ne pas se faire écraser par les voitures! On ne va quand même pas déranger de si importants responsables à la mairie, à la wilaya ou dans les ministères parce que des gamins des rues se font écraser!Nadia SALAH

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