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L'Edito

Prépas

Par L'Economiste| Edition N°:2447 Le 22/01/2007 | Partager

LES écoles privées développent des cursus de classes préparatoires, les fameuses «prépas» qui permettent de passer les concours des grandes écoles d’ingénieurs, le plus souvent françaises, mais pas forcément.Evidemment, le programme Emergence explique parfaitement la montée en puissance des écoles privées. Il n’empêche que l’école publique est irremplaçable, et ce pour deux raisons. La première, c’est qu’il serait difficile aux écoles privées d’accueillir les quelque 4.000 élèves engagés dans les prépas. La deuxième, la plus importante, est que l’Education nationale fournit cette formation pour pas cher. Ce que les écoles privées ne peuvent pas faire et ce qui rend l’école publique irremplaçable. Combien de grands cadres de l’Etat ou du privé, aujourd’hui, seraient ce qu’ils sont sans l’école publique marocaine?! Malheureusement, depuis plusieurs années, un mouvement ronge les prépas: la plupart des enseignants refusent d’entraîner leurs élèves aux oraux! Une question d’heures supplémentaires, dit un de leurs syndicats, supplément qui se chiffre tout de même à plus de 2.000 DH net par mois. Quelques-uns de ces professeurs offrent à titre privé et particulier les services qu’ils refusent dans le cadre du service public. Coût: de 300 à 500 DH de l’heure. On a même trouvé un cas de 800 DH/h à Rabat!Sincèrement, comment un citoyen normalement constitué, et qui paye déjà de lourds impôts sur sa feuille de salaire, va-t-il penser de cette situation? Que ceux des professeurs qui jouent ce jeu ont pris en otage nos jeunes, et c’est d’autant plus scandaleux que ce sont les meilleurs et les plus méritants! Que ceux des professeurs qui jouent ce jeu donnent la pire leçon de moralité à leurs élèves! Que ceux qui jouent à cela, le font contre les familles les plus pauvres, celles qui ne peuvent ni payer les cours particuliers, ni les écoles privées.Nadia SALAH

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