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    Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5404 Le 04/12/2018 | Partager
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    La compétition à la présidence des universités, quatre au total dont Hassan II à Casablanca -la plus grande du pays-, entre dans une phase décisive. Comme pour certains hauts postes de responsabilité dans le public, la nomination des présidents d’université obéit à un processus d’appel à candidatures.

    Cette mise en compétition devrait signifier plus d’équité, de transparence et d’efficacité. Avec le recul, il a été dévoyé. Devant une commission, chaque candidat défend son projet, les objectifs ainsi que l’échéancier de leur réalisation. Au terme d’une première sélection, une liste de trois finalistes pour chaque université est soumise au chef du gouvernement pour trancher.

    C’est sur ce point que ce processus, présenté à l’origine comme un procédé équitable, devient biaisé. Il est de notoriété publique que ce sont des marchandages politiques entre partis qui servent d’arbitrage. Et tant pis si ce n’est pas toujours le meilleur des trois dossiers qui est retenu.

    Très habilement, le PJD, profitant de sa position, a placé plusieurs de ses «amis» à la tête des établissements d’enseignement supérieur. Le sujet fait jaser sur tous les campus du Maroc, mais discrètement par peur de représailles.

    Reste que dans les conditions actuelles, être président d’université est tout sauf un cadeau. L’écart entre les objectifs assignés à ces responsables et les ressources qui leur sont affectées ressemble de plus en plus à un gouffre.

    A moyens constants, voire avec moins de moyens, il est demandé de faire toujours plus. D’ailleurs, par précaution et surtout par réalisme, aucun des prétendants à la présidence d’université n’aborde la question de moyens dans son projet. Jan Tinbergen, premier prix Nobel d’économie et inventeur du «principe de cohérence», se retournerait dans sa tombe.

     

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